Photo: Gouvernement du Senegal La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a pressé lors d'un déplacement à Juba hier vendredi 3 août le Soudan du Sud et le Soudan de mettre un terme au contentieux qui les oppose sur le pétrole.
Cette question mérite une attention particulière au motif qu'en l'absence d'une solution durable, les deux Soudan pourront entrer dans une autre guerre plus meurtrière qui risquera de déstabiliser plusieurs régions du continent africain.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a pressé lors d'un déplacement à Juba hier vendredi 3 août le Soudan du Sud et le Soudan de mettre un terme au contentieux qui les oppose sur le pétrole.
Hillary Clinton est, d'après Reuters, le plus haut responsable américain à se rendre au Soudan du Sud depuis l'accession du pays à l'indépendance il y a un an.
La chef de la diplomatie américaine, qui effectue une tournée en Afrique, est arrivée sur place quelques heures seulement après l'expiration du délai imposé par le Conseil de sécurité de l'Onu à la réconciliation des deux Soudan sur un ensemble de différends allant de la sécurité frontalière à la taxation du pétrole.
En avril dernier, de violents affrontements à la frontière ont conduit les deux pays au bord d'une guerre.
Le divorce conflictuel des deux Soudan a laissé en suspens les questions du tracé de la ligne de démarcation frontalière et du montant que devrait payer le Soudan du Sud, enclavé, pour exporter son pétrole via les oléoducs du Nord. Le pétrole est le nerf vital de l'économie des deux pays.
Déstabilisation
Selon la secrétaire d'Etat américaine, les deux nations devraient trouver un accord sur l'épineuse question du pétrole, première étape pour mettre fin aux hostilités.
Le Soudan du Sud a plongé l'économie des deux pays dans la tourmente en janvier lorsqu'il a arrêté de produire le pétrole que Khartoum confisquait en accusant Juba de ne pas verser les commissions convenues.
"C'est un moment délicat (...) A présent, nous devons voir ces ressources (pétrolières) couler à nouveau", a déclaré Hillary Clinton devant des journalistes après avoir rencontré pendant plus d'une heure dans son bureau le président du Soudan du Sud, Salva Kiir.
"Un pourcentage de quelque chose est mieux qu'un pourcentage de rien", a-t-elle ajouté au cours de sa visite de trois heures à Juba, dans le cadre d'une tournée africaine au cours de laquelle elle doit se rendre dans onze pays.
Cette question pétrolière , qui fait partie de l'Accord global de paix de 2005 ,mérite une attention particulière étant donné qu'en absence une solution durable, les deux Soudan pourront entrer dans une autre guerre d'usure qui risquera de s'étendre dans plusieurs pays et provoquer la déstabilisation des quelques régions du continent africain

Comments Post a comment