La bataille judiciaire qui oppose depuis environ trois ans l'homme d'affaires Elhadj Mohamed Yaya Kaba à l'ancien préfet de Fria, le Cdt Mohamed Nabé est loin de dire son dernier mot. L'audience de la semaine dernière, le 23 juillet n'avait pas eu lieu pour le voyage au Congo Brazzaville des magistrats chargés d'étudier le dossier.
L'audience précédente n'avait pas duré plus de cinq minutes comme toujours pour absence des prévenus dont le Cdt Nabé. L'avocat des accusés a signifié au juge d'une mission d'étude en France pour trois semaines du Cdt Mohamed Nabé.
Un officier confirme à Aminata.com que l'accusé n'avait reçu aucune bourse d'étude. "A notre connaissance à cette période que vous parlez, le département de la défense n'a délivré aucune bourse. En ce qui est du Cdt Nabé il est toujours à Conakry, il travail dans son service." ajoute notre source. Même chez un opérateur téléphonique de la place, qui nous a confié que le Cdt Nabé effectue des appels depuis Conakry. A entendre un agent de cette entreprise, tous les trois numéros dont il dispose fonctionne sans utiliser le service Rooming.
Dans ce dossier d'escroquerie, le plaignant Elhadj Kaba s'est toujours montré déterminé à ce que "justice soit faite". Depuis, l'homme d'affaires a abandonné toutes ses activités à Nairobi au Kenya pour consacrer l'essentiel de son énergie pour que toutes les lumières soient faites sur ce dossier.
En 2009, pendant que la junte militaire régnait en maîetre en Guinée, Elhadj Mohamed Yaya Kaba décide de rentrer au pays pour participer à sa manière la construction de sa patrie après une trentaine d'années à l'étranger. Il projette de se lancer dans la bauxite. Pour réaliser ce projet, par hasard il croise le Cdt Mohamed Nabé, préfet de Fria d'alors, qui lui propose au début de faire une transaction dans l'affaire de l'or.
L'homme fort de Fria en complicité avec certains comme Ousmane Galleh Hann, Papus dit Banque Centrale, lui propose 34 kilogrammes d'or. La transaction terminée, à Dubaï Elhadj Mohamed Yaya Kaba se retrouve avec des "faux or". Elhadj Kaba décide de poursuivre les "escrocs".
Il commence par le tribunal de Dixinn qui lui donne raison en demandant aux prévenus de lui rembourser le montant plus 50 mille dollars au titre de dommage et intérêt. Le jugement rendu, la partie civile fait appel à la Cour d'appel de Conakry. Depuis, l'affaire est toujours piétinée. Rendez-vous est encore pris pour le 13 août prochain.
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