Photo: Tami Hultman/allAfrica.com Le gouvernement guinéen a annoncé mardi 7 août l'ouverture d'une enquête suite aux évènements survenus dans la nuit de vendredi 3 août à Zogota, près de Nzérékoré. Cinq personnes ont été tuées cette nuit-là par des forces de sécurité guinéennes, qui ont ouvert le feu sur des villageois protestant contre la politique de recrutement d'une société minière brésilienne.
Sans donner de chiffre sur le nombre de victimes, le gouvernement guinéen déplore profondément les événements malheureux survenus à Zogota dans la nuit du 3 août, et s'incline devant la mémoire des citoyens ayant perdu leur vie, et présente ses condoléances aux familles éplorées.
Selon un communiqué lu par le porte-parole de la présidence de la République, le gouvernement guinéen dit avoir ouvert une enquête judiciaire, et promet de punir les auteurs, les instigateurs et toutes autres personnes impliquées dans ces événements, y compris au niveau des autorités administratives.
Le communiqué ajoute que le préfet de Nzérékoré est à Conakry, pour être entendu sur ces événements. Mais auparavant, le parti politique, l'Union des forces du changement (UFC) et le Congrès africain pour la démocratie et le renouveau (Cadre), avaient demandé qu'une commission d'enquête indépendante soit mise en place, pour faire toute la lumière sur ces événements douloureux, et que les auteurs soient identifiés, jugés et condamnés.
L'UFC et le Cadre se sont dits, en outre, choqués par cette barbarie d'un autre âge. Le Cadre, dans sa protestation, tout en ayant aussi un souci d'apaisement, estime que le limogeage du gouverneur et du préfet de Nzérékoré était la première mesure à prendre par les autorités guinéennes.

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