« La production du riz a été très bonne. Et nous assistons à une baisse du prix de cette denrée. Malheureusement, notre vente suit également la même tendance », se plaint Jean Claude Ranaivoarisoa, propriétaire d'une grossiste de riz et de grains secs au marché d'Anosibe.
Actuellement, le prix de gros du « makalioka » avoisine les Ar 1100 contre Ar 1200 l'année dernière à la même période. « Dans cette logique, notre commerce devrait fleurir, mais les consommateurs ont décidé de limiter leur achat et ont adopté de nouvelles politiques », indique pour sa part Juliette Ramanambola, une autre grossiste et propriétaire de rizerie.
« Si auparavant un ménage achète, par exemple, dix kilos de riz local, il n'achète plus que la moitié en les mélangeant avec deux kilos de riz importé ou stock tampon. Le prix de cette variété est cependant plus cher de Ar 150 à Ar 200 », explique-t-elle.
Les ménages raisonnent ainsi en termes de quantité. Le riz importé augmente plus de volume une fois cuit. La masse populaire opte ainsi pour son achat.
C'est pourquoi, il joue un rôle essentiel dans la régulation du prix du riz sur le marché. « Si l'État continue à faciliter l'importation du riz, le prix ne devrait plus connaître une hausse vertigineuse comme les années précédentes. La période de soudure devrait être moins rude.
Cependant, il ne devrait pas limiter le nombre d'opérateurs importateurs pour éviter le monopole », avance pour sa part Jean Claude Ranaivoarisoa.
Dominique Razaka Rafenomanana, directeur général du Commerce intérieur, a confié lundi la tenue d'une réunion avec les opérateurs pour discuter justement de cette question d'importation du riz.
La rencontre devrait avoir lieu au mois de septembre. Jusque là, l'État ne s'est pas encore prononcé si l'importation directe de cette variété va se poursuivre ou s'il facilitera juste les procédures aux opérateurs.
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