La Guinée a respecté tous ses engagements. C'est du moins le contenu du communiqué fait par la mission conjointe FMI/BM, au terme des travaux de consultations de vingt jours (du 19 juillet au 8 août) sur la première revue du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) en Guinée.
La mission a rencontré au terme de ses travaux les cadres impliqués (ministres, conseillers, gouverneurs de la banque centrale, ainsi que les techniciens des départements concernés), ceux représentants les institutions de Brettons Wood en Guinée et la presse le mercredi 8 août 2012 dans la salle conférence du ministère des finances pour faire état des engagements pris par la Guinée.
Des engagements traduits en terme d'objectifs qui s'expliquent par la baisse de l'inflation de 21% en 2010 à 15% cette année ; le maintien des dépenses au niveau des ressources disponibles ; stabilisation du taux de change ; l'augmentation plus que prévu des recettes au 1er semestre de l'année ; la rigueur et la discipline budgétaire,...
Pour le chef de la délégation, M. Harry Snoek, chef de division adjoint au département Afrique du FMI, « la Guinée continue d'enregistrer une croissance rapide en 2012 ».
Dans la même optique, M. Snoek reconnait dans un communiqué du FMI en date du 8 août sanctionnant la fin de sa mission que « de grands progrès ont également été accomplis dans la mise en oeuvre de réformes structurelles ». La nouvelle législation sur la gestion des finances publiques, la préparation des textes d'application du code minier 2011 et la révision du code des investissements ont été cités par l'expert du FMI comme « grandes avancées réalisées par la Guinée ».
Des recommandations ont également été faites à l'endroit du gouvernement. Il s'agit de la maîetrise de la gestion de la dette, en faisant notamment, d'après le communiqué du Fonds, que « les emprunts de toutes les entités publiques restent strictement sous le contrôle du ministère des finances ». De même, souhaite la mission, « la participation de l'Etat à des projets miniers doit être financée par les recette des projets, sans recourir au budget ».
Ce dernier passage a fait l'objet de débats et finalement, devant tous les acteurs impliqués, le représentant de la Banque mondiale en Guinée, M. Cheick Fantamady Kanté a levé l'équivoque. La Banque mondiale ne peut pas imposer quelque chose à la Guinée, mais conseille dit-il. En d'autres termes, dira le patron de la BM en Guinée, « le choix technique des projets revient à la Guinée ».
Pour revenir sur Le programme de FEC, accordé à la Guinée le 24 février dernier avec un financement de 194,5 millions $. Le FMI, sous réserve de « l'approbation de la Direction et du Conseil d'administration, pourrait appuyer pour 2ème décaissement de 27,79 millions $ en septembre ».
Pour le PPTE, le chef de la mission, Harry Snoek a déclaré « les services du FMI ont tenu des discussions dans la perspective du point d'achèvement de l'initiative PPTE ». En d'autres termes, sauf miracle, la Guinée sera déclarée admise à l'initiative PPTE en septembreprochain et verra sa dette réduite de plus des 2/3 soit 2 milliards 400 millions USD.
Une perspective qui commence déjà à faire des heureux dans le pays, Kerfalla Yansané, le ministre de l'Economie et des finances en tête avec son trophée d'Award, décerné par ses pairs africains, en Tanzanie en mai dernier.
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