Photo: Gouvernement du Senegal La secrétaire d'État Clinton fait le point sur l'appui des États-Unis à la prévention du VIH-Sida en Ouganda.
La secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton, accompagnée de la Dr Christine Ondoa, ministre ougandaise de la Santé, a eu l'occasion de rappeler le 3 août 2012 à Kampala, Ouganda, que le gouvernement américain vient de s'engager sur une enveloppe supplémentaire de 25 millions de dollars pour aider le pays à éradiquer la transmission du VIH de la mère à l'enfant.
Par l'intermédiaire du Plan présidentiel d'aide d'urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR), le gouvernement américain a investi plus d'un milliard de dollars pour soutenir l'effort mondial d'éradication de la transmission du VIH de la mère à l'enfant. Pendant le premier semestre de l'année budgétaire en cours, les efforts américains de prévention de la transmission de la mère à l'enfant ont touché plus de 370.000 femmes dans le monde entier. Le programme est bien parti pour aider 1,5 million de femmes supplémentaires d'ici l'an prochain. Le gouvernement américain souhaite que les femmes enceintes séropositives reçoivent le traitement dont elles ont besoin pour se protéger ainsi que leurs partenaires, et pour éviter que leurs bébés n'acquièrent le virus.
Trente-deux millions de personnes vivent en Ouganda et le pays se situe au deuxième rang mondial par le taux de fécondité. La demande de services de santé est donc en augmentation. L'Ouganda fait partie des cinq pays les plus affectés par le VIH. Le pays représente 7 % des besoins mondiaux insatisfaits en ce qui concerne la lutte contre la transmission du virus de la mère à l'enfant. Chaque année, plus de 100.000 bébés naissent avec le virus du sida. La prévalence du VIH en Ouganda est passée de 6,4 % en 2005 à 7,3 % en 2011. On constate plus de 120.000 nouvelles infections chaque année.
En Ouganda, l'effort de lutte contre la transmission du VIH de la mère à l'enfant se heurte notamment aux obstacles suivants :
• Faiblesse de la couverture et de l'utilisation des services de santé maternelle et infantile ;
• Recours trop tardif aux mesures préventives chez la femme enceinte ;
• Niveau élevé du taux de fécondité, soit 6,2 naissances par femme.
Malgré ces défis, l'Ouganda a renforcé la portée et la couverture de ses prestations de lutte contre la transmission du VIH de la mère à l'enfant l'an dernier. En juin 2011, ces prestations étaient disponibles dans 35 % des institutions de santé. Le gouvernement des États-Unis s'est engagé à travailler avec le ministère ougandais de la santé afin d'éradiquer la transmission du VIH de la mère à l'enfant en Ouganda et de créer une génération sans sida.

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