Le chef de l'Etat, Blaise Compaoré, a reçu en audience le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Afrique de l'Ouest, Saïd Djinnit, le jeudi 9 août 2012 à Ouagadougou. Le diplomate onusien est venu prendre des conseils auprès du médiateur dans la crise malienne, avant de se rendre à Bamako.
En sa qualité de médiateur dans la crise malienne, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré est un homme incontournable pour toute personne désirant jouer un rôle pour le retour à la normale au "Pays de Soundiata Keita". C'est pour coller à cette réalité que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Afrique de l'Ouest, Saïd Djinnit a fait une escale à Ouagadougou, avant son périple malien.
Reçu en audience par le chef de l'exécutif burkinabè, le jeudi 9 août 2012, il a déclaré être venu s'enquérir des événements qui prévalent actuellement au "Pays de Modibo Keita", mais également prendre des conseils auprès de son hôte, avant son départ pour Bamako.
"A cet effet, j'ai pu recueillir les sentiments du président sur le développement récent de la situation au Mali, ainsi que les efforts encours notamment à son niveau en tant que médiateur", a confié l'envoyé du secrétaire général des Nations unies. De même, M. Djinnit a assuré son interlocuteur de tout le soutien des Nations unies dans ses actions de recherche de solutions aux troubles au Mali.
Selon lui, le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban Ki-Moon a, au Conseil de sécurité dépeint la situation au Mali de façon générale et dans la septentrion de ce pays, en particulier notamment, pour ce qui concerne l'emprise des mouvements islamistes avec ses conséquences désastreuses de violation des droits de l'homme. Par ailleurs, il a indiqué que sa visite prochaine au Mali a pour but de sensibiliser les parties prenantes à trouver une solution à la crise.
Saïd Djinnit a salué le récent déplacement du ministre burkinabè en charge des Affaires étrangères, Djibrill Yipènè Bassolé dans le Nord malien en vue de jeter les bases d'un dialogue avec tous ceux qui occupent cette région. Il a souhaité la composition rapide du gouvernement inclusif reclamé par la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). "La proposition de la création d'un comité de négociation est la bienvenue.
Elle va être l'interface pour le dialogue entre tous les acteurs impliqués dans la crise et va aussi faciliter la médiation menée par le Burkina Faso", a annoncé M. Djinnit. De l'envoi éventuel d'une force armée au Mali ? Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Afrique de l'Ouest a indiqué que cette éventualité doit être l'expression du besoin du peuple malien à qui la CEDEAO et la communauté internationale vont apporter leur soutien, si cela était confirmé.
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