Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (MICA), Patiendé Arthur Kafando, a effectué, le mercredi 8 août 2012 à Bobo-Dioulasso, une tournée dans les huileries de la place. Cette visite visait à encourager les opérateurs économiques, et à les inviter à respecter les nouvelles réglementations qui exigent une chaîene de production d'huile alimentaire et d'aliments pour bétail propre à la consommation.
En fin juin 2012, le gouvernement burkinabè a adopté de nouveaux textes relatifs à l'assainissement du secteur de la production d'huile alimentaire et d'aliment pour bétail, notamment les tourteaux au Burkina Faso. En plus des exigences de qualité, ces textes imposent désormais la disposition de la chaîne complète de production de l'huile alimentaire et des tourteaux. Selon le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (MICA), Patiendé Arthur Kafando, sa tournée dans les huileries de la région de l'Ouest est une première étape.
« Nous tenons à adopter d'abord une procédure de sensibilisation des opérateurs économiques et industriels, afin de les amener à bien comprendre le dispositif réglementaire qui consiste pour eux, à mettre à niveau leurs unités industriels et à produire une huile alimentaire de qualité, propre à la consommation, une huile sur laquelle nous n'allons pas accepter qu'il y ait une dérogation possible », a-t-il soutenu.
C'est donc à la SOFIB-huilerie de l'opérateur économique El hadj Djanguinaba Barro que la visite a démarré. De la matière première qu'est le coton graine, à la presse, en passant par la production du tourteau, la délégation ministérielle a pu s'imprégner de la qualité de la production dans cette unité industrielle. Le ministre explique qu'il a pu constater de gros investissements réalisés depuis de nombreuses années.
A l'entendre, un effort a été fait, mais il reste qu'ils doivent travailler à ce qu'il y ait une remise à niveau de l'entreprise. « L'huile qui y sort n'a pas encore connu des analyses du Laboratoire national de santé publique (LNSP), et j'ai invité les laborantins et ceux du raffinage à avoir un concept irréprochable pour obtenir un produit de qualité », a-t-dit, félicitant tout de même El hadj Barro parce qu'il est l'un des devanciers dans ce domaine.
Après la SOFIB-huilerie, c'est l'Huilerie nouvelle du Faso (HUNOFA) de l'opérateur économique Sékou Haïdara qui a accueilli l'équipe ministérielle. Cette usine, en plus du coton graine, utilise le sésame, le soja et le tournesol pour la production de l'huile alimentaire. Cependant, la fin de la saison se fait sentir puisque l'usine n'était pas en activité. Le MICA a donc visité les locaux et les installations avant de se rendre à Djéné Dior qui produit également des sacs pour les tourteaux.
Les visiteurs y ont pu toucher du doigt la chaîne d'extraction mécanique, de stockage de tourteaux, d'huile brute, la raffinerie, le conditionnement, la neutralisation, le lavage, la désodorisation, le séchage, la décoloration et la finition, entre autres. Dans le laboratoire, il s'est entretenu avec les jeunes étudiants fraichement sortis de l'Université polytechnique de Bobo-Dioulasso, et qui y travaillent. Au terme de la visite, le patron de l'huilerie, Salifou Sinon explique qu'il ne s'attendait pas à une telle visite. Quant au respect du cahier de charges, il soutient qu'il n'y a pas d'inquiétude à ce niveau et que les choses seront faites dans les règles de l'art.
L'étape de la SN-CITEC a mis fin à la tournée. Réservant le meilleur pour la fin, le MICA avoue que cette Société est une référence en la matière. Félicitant ses responsables pour avoir choisi le Burkina Faso pays depuis les années 1973 pour la nouvelle unité, Arthur Kafando a salué les gros investissements respectant les normes ISO. « Nous voulons que ce soit des modèles de ce genre qui s'installent dans notre pays et qu'on puisse les certifier davantage », a-t-il poursuivi. Au terme de sa visite, le ministre a félicité tous les investisseurs qui ont choisi le Burkina Faso pour sa stabilité et ses reformes.
En tant que ministre en charge de l'Industrie, il dit avoir le devoir d'apporter son soutien au secteur de l'industrie et surtout, au domaine de l'huilerie pour ses produits de grande consommation. « Nos besoins en la matière ne sont pas totalement couverts par l'industrie locale, et il nous appartient de les soutenir pour qu'il y ait des investissements importants. Mais ce développement doit s'accompagner d'une production de qualité », a déclaré le chef du département. Pour lui, certaines unités ont besoin d'une remise à niveau. Il pense que dans l'ensemble le gouvernement souhaite que tous les industriels respectent les cahiers de charges.
« Cela est indiscutable, c'est la norme et c'est le dispositif règlementaire qui est intransigeant. Nous les invitons à prendre les dispositions, pour respecter le cahier de charges. Le comité interministériel est composé des ministres en charge de la Santé, de l'Environnement, de l'Industrie et du Travail, mais aussi de la direction générale de la qualité et de la métrologie du MICA va faire des inspections et surtout les accompagner d'abord pour que ce processus se fasse convenablement », a-t-il conclu.
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