L'Institut des Hautes Etudes Internationales (INHEI) a livré sa première cuvée de diplomates. La cérémonie officielle de sortie de promotion s'est tenue ce vendredi 10 août 2012 à Ouagadougou. C'était en présence du ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la coopération régionale, Djibrill Yipènè Bassolé, d'ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques, de présidents d'institution...
«Diplomatie et paix». C'est le nom de baptême de la toute première promotion de l'INHEI, composée de cinq conseillers des affaires étrangères et de trois auditeurs (inscrits sur titre), tous issus de trois options que sont la politique internationale, le droit international et l'économie et la finance internationales. Pour le délégué des élèves, Aubin Dofini Tiahoun, ce nom marque la conviction que la diplomatie est «la voie royale pour la préservation et le maintien de la paix». Un concept qui traduit également, selon le représentant des impétrants, leur engagement à être des artisans convaincus et déterminés de la promotion de la paix entre les nations. La promotion sortante a choisi comme modèle l'ambassadeur de Chine Taiwan au Burkina Faso, Zhang Ming Zhong eu égard à sa «grande qualité d'homme et de diplomate» et à sa «culture de proximité avec les populations burkinabè».
Le diplomate, qui s'est dit honoré, n'a pas manqué de prodiguer des conseils à ses filleuls, en partageant notamment avec eux des enseignements de Confucius, un grand éducateur et sage philosophe chinois. «Vos actions, postures, paroles doivent être dictées par le fait qu'elles incarnent d'une certaine façon, la continuité et la position de votre pays, d'où la nécessité d'un code d'éthique, de déontologie, de conduite pour être des références pour les autres», a-t-il, entre autres, conseillé.
Quant au patron de la cérémonie, le ministre Bassolé, il a invité les lauréats à ne pas oublier leur passé historique. «Au commencement était l'IDRI (Institut diplomatique et des Relations internationale, ndlr)» a-t-il relevé. Une structure, faut-il le rappeler, a été fermée par le gouvernement, après que les élèves ont participé à une marche de protestation à l'appel d'un des syndicats du ministère en charge des Affaires étrangères. La diplomatie, dira Djibrill Yipéné Bassolé, est un art que seuls les hommes patients arriveront à maitriser. «Elle s'apprend au contact des hommes», assurera-t-il pour finir.
L'INHEI, a souligné son directeur général, Didace Gampiné, a été créé le 17 novembre 2008. C'est un établissement public de l'Etat à caractère scientifique, culturel et technique dont la vocation essentielle est d' «assurer la formation des cadres supérieurs en matière de diplomatie et des relations internationales, en vue du renforcement des capacités des acteurs nationaux et africains».
Munis de leur parchemins, le diplôme d'études supérieures en diplomatie et relations internationales, les conseillers des affaires étrangères rejoindront maintenant leur ministère pour servir. Les auditeurs, quant à eux, feront valoir leurs compétences sur le marché de l'emploi. Les élèves sortants ont tenu à proposer des mesures pour l'amélioration des conditions de vie et d'études à l'INHEI. Celles-ci se résument à la viabilisation et à la fonctionnalité du siège de l'école, sans oublier la mise à disposition d'enseignants permanents pour pallier, l'indisponibilité de certains enseignants vacataires.
« ...Avant que vos espoirs ne soient comblés, au travail!» Tel a été le dernier conseil du parrain à ses filleuls.
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