Un atelier de partage a réuni hier, vendredi 9 août, les acteurs du secteur des ressources génétiques pour conduire les actions de plaidoyer en faveur de la ratification du protocole de Nagoya (Japon).
Cet accord prévoit un accès à ces ressources et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation. Mais à ce jour, seuls cinq pays sur les cinquante souhaités dans le monde ont ratifié le protocole.
Cet atelier entre dans le cadre dit-on de la mise en route du programme national de sensibilisation que le projet compte dérouler tout au long de l'année 2012 à travers le Sénégal.
«Les objectifs principaux sont d'une part d'informer et de sensibiliser les acteurs de la région de Sédhiou qui interviennent dans le domaine des ressources génétiques sur le protocole de Nagoya et d'autre part de prendre leurs préoccupations dans le cadre de l'élaboration de la stratégie nationale APA», a déclaré le commandant Samuel Diémé, Conservateur des parcs nationaux, par ailleurs Conservateur de la réserve naturelle de Popoguine et Point focal du protocole de Nagoya au Sénégal.
Au cours des travaux, les responsables du projet ont fait savoir que la Convention sur la biodiversité est une des trois conventions signées à Rio en 1992. Elle est entrée en vigueur le 23 décembre 1993 et compte à ce jour 193 Etats membres dont 53 issus du continent africain.
A terme, le protocole prévoit la conservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments (gènes, espèces et écosystèmes) et le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques.
Le protocole de Nagoya, une nécessité ?
Fruit d'une longue et âpre négociation, selon les organisateurs de l'atelier, «le protocole de Nagoya revêt une importance particulière pour les pays fournisseurs de ressources génétiques qui se trouvent être souvent les pays en développement».
Le commandant Samuel Diémé d'ajouter «ces pays représentent en effet les plus grands dépositaires de la diversité biologique et estiment souvent ne pas recevoir une juste part des avantages découlant de l'utilisation de leurs ressources.
Et l'adoption de ce protocole ouvre une nouvelle voie de répartition des bénéfices entre les utilisateurs de ces produits dérivés et les fournisseurs y compris les populations autochtones».
Le handicap
Le protocole de Nagoya a été ouvert à la signature aux Etats parties à la convention sur la diversité biologique au siège des nations unies depuis le 2 février 2011 souligne t- on, et aujourd'hui les signataires ne sont qu'au nombre de 93 pays pour seulement 5 ratifications.
Le document n'entrera en vigueur que le quatre vingt dixième jour après le dépôt du cinquantième instrument de ratification a-t-on remarqué à l'atelier présidé par l'adjoint au gouverneur chargé du développement entouré du commandant Ousmane Fall inspecteur régional des eaux et forêts de Sédhiou et de l'ensemble des acteurs concernés .
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