Le Mouvement du 23 juin demande aux nouveaux députés de voter une loi d'amnistie en faveur des jeunes détenus en prison depuis l'année dernière. C'était lors d'une conférence de presse, hier, au siège de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho).
« Si on se félicite de ce qui se passe aujourd'hui, c'est parce que des jeunes se sont sacrifiés », a dit, hier, le porte-parole du jour du M23, Me Mame Adama Guèye.
« A l'occasion des manifestations organisées dans le cadre de la révolution citoyenne, des Sénégalais ont été victimes de la violence répressive, les uns mortellement atteints, d'autres étant blessés, torturés ou embastillés pendant de longs mois.
Le M23 tient à ce que justice soit rendue et que des réparations soient faites, conformément aux engagements des nouvelles autorités », a fait savoir l'avocat.
« Après l'installation de l'Assemblée nationale, les conditions sont maintenant réunies pour régler radicalement et définitivement le sort de nos camarades de lutte qui sont ou qui ont été en prison », a suggéré Me Guèye.
Il a rappelé que les députés, qui doivent leur élection à la révolution citoyenne pour laquelle ces jeunes ont perdu leur liberté, ont le devoir impérieux d'user de leurs prérogatives pour mettre fin à cette situation, en ouvrant la législature par le vote d'une loi d'amnistie.
Selon lui, le M23 œuvre pour le développement d'une conscience citoyenne et joue un rôle de contre-pouvoir citoyen face à l'exécutif, le législatif et le judiciaire.
« Le vote de la loi d'amnistie, préconisé par le M23, pourrait revêtir un double symbole. Ce serait la première loi votée par l'Assemblée nationale et elle procéderait d'une initiative parlementaire pour marquer la rupture », a conclu Me Guèye.
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