Cheikh Yérim Seck devra encore attendre jusqu'à la semaine prochaine pour connaître son sort. Ainsi en a décidé, hier, le tribunal des flagrants délits de Dakar.
C'est à 10h 20 que l'audience s'est ouverte hier. Greffage sur la tête, chemise marron et jean délavé de couleur bleue, la victime, Ndèye Aïssata Tall, avait du mal à passer inaperçue.
L'affaire Cheikh Yérim Seck est inscrite au 60ème rôle. Le prévenu est appelé pour comparaître. Il sort de la cave, engoncé dans un boubou traditionnel de couleur bleue assorti d'une broderie jaune maïs.
L'ancien journaliste du magazine «Jeune Afrique» est visiblement troublé par cette affaire qui défraie la chronique. Le patron du site «Dakaractu» lance un regard perdu dans la foule, du côté de l'équipe de l'émission de télévision «Un café avec» : Mame Diarra Thiam, alias Lissa, l'ex-miss de Dakar, Cathy Chimère Diaw en larmes, entre autres amis.
Les avocats des deux parties se concertent pour un renvoi du procès. Motif évoqué : absence des témoins. «On peut se contenter de ce qui est dans le procès-verbal», lance un avocat. Chaque partie affirme cependant être prête pour plaider cette affaire. Me Borso Pouye s'emporte déjà à la barre, hausse le ton et parle de viol, avant les plaidoiries.
La victime, Ndèye Aïssatou Tall, assise devant la barre, à côté de son bourreau présumé, pense au voyage qu'elle doit effectuer à Paris, pour «s'inscrire au plus tard le 14» de ce mois à Montpellier, explique l'avocat de la partie civile, Me Ousmane Sèye. «Au regard de la loi, sa présence à la barre n'est pas une exigence», dit-il.
Pour sa part, Me Aly Fall enfile sa robe d'avocat de la défense : «On est disposé à plaider ce dossier», assure-t-il. Il regrette le renvoi du procès car, d'après lui, ce n'est pas toujours bon pour le détenu. «Il endure avec dignité cette épreuve», assure-t-il. Finalement, l'affaire opposant Cheikh Yérim Seck à Ndèye Aïssatou Tall est renvoyée au mercredi 19 septembre.

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