Les magistrats sont dans l'euphorie. Le gouvernement réitère sa décision de prendre en charge l'opération achat de véhicules pour les magistrats.
Dans une correspondance adressée aux présidents des syndicats de magistrats Synchremag et Jusi, le directeur de cabinet du Premier ministre vient de confirmer la promesse gouvernementale de prendre en charge le paiement de la facture de l'opération «Achat de véhicules pour magistrats » entamée il y a quelques mois déjà.
Cette promesse du chef de l'Etat tardait encore à se matérialiser d'autant plus que l'organe ayant la charge de l'exécuter ne s'était pas encore, définitivement engagé à la faire.
C'est chose faite depuis le 10 août dernier. Le gouvernement se déclare disposé à réaliser cette promesse de Joseph Kabila, en indiquant la procédure à suivre.
Le directeur de cabinet du Premier ministre répondait à la sollicitation des magistrats sur « la prise en charge du solde de la facture d'achat à crédit des véhicules Land Mark et Grand Tiger en faveur des magistrats auprès de l'entreprise SPRL Congo Motors ainsi que l'augmentation du traitement des magistrats ».
Sele Yalaghuli, s'exprimant au nom du chef du gouvernement, rappelle une autre correspondance du ministre des Finances datée de 2011 qui «avait demandé à ses collègues de la Justice et des Droits humains ainsi que du Budget d'instruire leurs services compétents pour entamer la procédure de paiement relatif à ce dossier ».
Plus encore, le directeur de cabinet du Premier ministre indique la voie à suivre. Sele Yalaghuli écrit : «Ainsi, je vous prie de vous rapprocher des services compétents du ministère du Budget et du ministère de la Justice et des Droits humains pour les dispositions utiles en vue d'obtenir l'exécution de ladite lettre du ministre des Finances ».
L'espoir renaît déjà dans les milieux des magistrats. Ceux qui ont la charge de l'administration de la justice sont ainsi épargnés de cette charge fastidieuse que le gouvernement de la République accepte de prendre en charge.
Grâce à cette issue proposée par le Premier ministre, par la plume de son directeur de cabinet, les éventuelles perturbations dans la dispensation de la justice que craignait la population, sont ainsi évitées.
Les grèves ne sont plus envisagées dans les prochains jours, encore moins des l'agitation, qui souvent paralyse ce secteur au détriment des justiciables.
Les juges révoqués ou retraités qui avaient connu, alors en activité, des prélèvements sur leurs salaires, avaient perdu tout espoir de recevoir en contrepartie leurs véhicules.
Cet engagement du gouvernement de la République est une illustration de la volonté d'assurer une meilleure administration de la justice. Avec des conditions de vie améliorées, les magistrats seront désormais à l'abri des difficultés de transport que l'on rencontre dans les grandes villes de la République démocratique du Congo.
Dans les coins reculés du pays, le besoin en moyen de déplacement se pose avec une extrême acuité. Les magistrats parcourent, parfois de longues distances d'itinérance pour l'administration de la justice.
Troisième pouvoir, le judiciaire ne bénéficie pas toujours d'une particulière attention de l'Etat congolais. Son indépendance est conditionnée par le degré de son autonomie d'action vis-à-vis des pouvoirs politique, d'argent et autres. Avec la prise en charge des moyens de locomotion, la magistrature pourrait se déployer aisément.
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