« Que ce soit six, sept ou neuf mois. Nous n'y faisons pas attention. Mais même s'il arrive un mois ou deux semaines [avant les élections] il sera candidat [car] Ravalomanana est incontournable », a déclaré Maître Hanitra Razafimanantsoa, vice-présidente du Conseil supérieur de la transition (CST) membre de la mouvance de l'ancien président lors du rassemblement quotidien des pro-Ravalomanana, samedi à Behoririka.
La vice-présidente du CST se montre intransigeante concernant le cas de son patron. « Il n'y aura d'élection démocratique qu'après l'apaisement politique, le retour des exilés politiques, et la libération des prisonniers politiques et l'ouverture des médias à l'opposition. Nous la [élection] contestons dès le départ », avertit-elle, martelant en substance le discours de l'ancien président.
Accord politique
Hanitra Razafimanantsoa lance un message au régime de transition. Mais elle tente en même temps de rassurer les partisans de l'ancien président, en exil en Afrique du Sud. Le délai de six mois exigé par la loi électorale pour une résidence « physique » à Madagascar de tout candidat aux élections est en train d'expirer.
La vice-présidente du CST s'accroche à la Feuille de route pour défendre Marc Ravalomanana. « Ce n'est pas une volonté du président de ne pas revenir au pays. Il existe un texte qui régit la transition et non une Constitution que nous ne connaissons pas. Nous ne reconnaissons que la Feuille de route signée et son application. Or, les articles 20, 16 et 17 de celle-ci ne sont pas encore appliqués (...). Ne nous forcez pas à nous soumettre aux textes inférieurs à la Feuille de route si vous n'observez même pas celle-ci », déclare-t-elle.
Le camp de Marc Ravalomanana attend toujours un accord politique pour passer les obstacles judiciaires qui se dressent contre l'ancien président. Il confirme la possibilité de retouche des lois votées pour contourner la disposition concernant la résidence « physique » des candidats. « La loi n'est pas faite pour être un obstacle, mais pour faciliter les choses. On peut très bien l'amender si nous avons la volonté », lâche Hanitra Razafimanantsoa.
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