Les autres entités politiques membres de la mouvance sont out. Andry Rajoelina n'a pas besoin de leur soutien aux prochaines présidentielles.
Lundi dernier, le président de la transition Andry Rajoelina a réuni dans la discrétion au Palais d'Etat d'Iavoloha deux entités proches de son régime dont le TGV et l'UDR-C. De simples citoyens qui ne sont affiliés à des partis politiques ont été également invités à la rencontre. La préparation aux futures élections a figuré à l'ordre du jour de la réunion. Bon nombre d'observateurs se posaient la question sur l'absence des autres entités signataires de la Feuille de route, considérées comme étant des pro-Rajoelina.
Il s'agit par exemple de « Les AS » de Voninahitsy Jean Eugène, du HPM (Hery Politika Mitambatra), de l'Arema de Vaovao Bejamin, de l'Escopol et du MDM de Pierrot Rajaonarivelo. Est-ce parce que Voninahitsy Jean Eugène est avec Alain Ramaroson ? Est-ce parce que l'Escopol a déjà Roland Ratsiraka comme candidat aux prochaines présidentielles ? Ou est-ce parce que le président national du MDM sera l'adversaire de Andry Rajoelina aux présidentielles du 08 Mai 2013 ? Mais quid du HPM et de l'Arema de Vaovao Bejamin ? Un constat s'impose : la mouvance Rajoelina est en proie à la scission à six mois des élections.
Un géant aux pieds d'argile. En fait, la mouvance Rajoelina est un géant aux pieds d'argile. Le TGV, le parti que le locataire d'Ambohitsorohitra a fondé après son accession par la force au pouvoir, ne dispose pas de structure solide à la base. Au niveau des régions, des districts et des communes, voire au niveau national, cette formation politique n'a pas de meneurs crédibles à la hauteur de leur mission. Sans parler bien sûr des conflits de leadership qui minent le parti et qui s'y opposent, il faut le dire, sa secrétaire nationale Lanto Rakotomavo au vice-premier ministre Hajo Andrianainarivelo.
Quant à l'UDR-C, il n'y a en fait que l'AVI de Norbert Lala Ratsirahonana et le PSDUM de Jean Lahiniriko. Les autres ne sont que des groupuscules. Au sein de certains partis, il n'y a que le président et le secrétaire général. D'autres n'ont aucun élu. Le Leader-Fanilo qui a fait la force de l'UDR-C a déjà quitté le navire. Le ministre du Tourisme Jean Max Rakotomamonjy n'y représente que lui-même. Au sein du RPSD, une autre formation politique membre de l'UDR-C, il n'y a en fait que Marson Evariste. Bref, Andry Rajoelina se trompe en excluant les autres entités politiques qui ont composé au début sa mouvance.
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