Cameroon Tribune (Yaoundé)

19 Novembre 2012

Cameroun: Un jour pour nettoyer les toilettes

Photo: Lauren Everitt/AllAfrica
Des toilettes dans une bidonville au Kenya

Lundi, se célébrait la journée mondiale dédiée à ces lieux importants de nos maisons et espaces publics.

La vraie propreté est interne, aiment à dire les professionnels de la santé. Et parlant des maisons d'habitation et autres espaces publics, ces mêmes spécialistes pensent que les toilettes sont les endroits les plus importants, à partir desquels l'on apprécie la propreté générale des lieux. « C'est là que l'on se soulage des besoins naturels et de ce fait, c'est l'endroit où l'on porte le plus de germes en cause d'infections génitales et d'autres maladies de la peau », explique le Dr Maloum Souleyman, gynécologue. Notre source souligne que « les excréments sont des réservoirs à microbes qui se multiplient très rapidement. Lorsque les toilettes sont mal entretenues, les bactéries foisonnent et tout le monde qui passe par là est exposé ».

La Journée mondiale des toilettes, dont la 11e édition s'est célébrée hier, a été créée à l'initiative de l'Organisation mondiale des toilettes (WTO), une Ong militant pour la santé publique dans le monde. L'objectif est de sensibiliser le grand public sur les questions d'hygiène des toilettes. Et aussi de mettre en lumière une réalité alarmante : 2,5 milliards de personnes dans le monde (soit près de 40% de la population mondiale) n'ont pas accès à des toilettes. Par ailleurs, deux millions d'enfants meurent chaque année de maladies dues en grande partie à un manque d'assainissement et d'hygiène. Puisqu'en l'absence de toilettes, nombreux sont ceux qui sont obligés de se soulager dans les rues des villes, dans la nature, près des cours d'eau, favorisant les maladies hydriques comme la diarrhée, le choléra...

Aujourd'hui au Cameroun, à cause de la pénurie d'eau, nombre de domiciles ont des toilettes en très mauvais état. Il n'est plus rare de trouver des logements où les WC internes sont carrément condamnés, afin d'éviter justement le mauvais entretien et les maladies qui pourraient en découler. Depuis cinq ans environ, une société de la place a mis sur pied des cabines mobiles de toilettes publiques. Mais visiblement, l'usage de ces espaces ne rentre pas dans les habitudes des populations. La preuve, nombre de toilettes publiques existantes sont abandonnées et servent d'abris aux enfants de la rue ou de magasins. Beaucoup rechignent à débourser une pièce de 100 F pour profiter du service. D'autres, notamment des femmes, sont convaincues que ces espaces ne sont pas si propres.

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