L'Express de Madagascar (Antananarivo)

21 Novembre 2012

Madagascar: Menace de grève des greffiers

Nouvelle tension dans les palais de Justice. Le Syndicat des greffiers de Madagascar (SGM) annonce une grève en cas de non satisfaction de leurs revendications.

L'assemblée générale du SGM a décidé la tenue d'une grève de deux semaines à partir du lundi 26 novembre, hier, à Anosy. « Jusqu'ici, personne ne nous a écouté s'est pourquoi nous avons choisi l'ultime méthode », a expliqué Nicolas Rabenandrasana, son président. Un mouvement attendu dans l'ensemble du territoire.

Le SGM laisse quelques jours aux autorités pour trouver la solution à leurs réclamations, tournant autour de certains avantages comme les indemnités de logement, de transport. Les greffiers semblent également déplorer un traitement inégalitaire entre les agents rattachés au ministère de la Justice, citant le cas des agents pénitentiaires.

Le SGM affirme avoir effectué des démarches auprès du gouvernement, sans réussite. « Nous avons discuté avec la ministre de la Justice [Christine Razanamahasoa] et nous lui avons fait part de nos revendications. Mais elle avait indiqué que cela dépasse ses compétences et qu'il faudra porter nos requêtes auprès de la plate-forme de la fonction publique », rapporte Nicolas Rabenandrasana.

Contactée, Christine Razanamahasoa n'a pas pu être jointe. Mais la démarche de ces auxiliaires de la justice risque de perturber à nouveau le fonctionnement de la justice du fait d'un éventuel problème au niveau de l'authentification des actes.

La justice avait été paralysée par la grève générale lancée par le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) en 2006 pour satisfaire une revendication liée au salaire et aux indemnités. Mais la stratégie avait échoué.

Nouvelle manière

Les magistrats syndiqués avaient procédé de la même manière pour faire pression sur le gouvernement après la mort de l'un des leurs à la suite d'un mouvement de policiers le 9 décembre 2011 à Toliara. Le SMM avait demandé le départ d'Arsène Rakotondrazaka, ministre de la Sécurité intérieure, en vain. Il avait décidé de reprendre le travail après trois mois d'arrêt de travail au mois d'avril et avait promis de « mettre au point une nouvelle manière de satisfaire [leurs] revendications », selon Arnaud Marius Auguste, son président.

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