Un vote en deux temps trois mouvements. L'appréhension d'un vote sous tension du projet de loi de finances 2013 a été vite balayée au Congrès. Au contraire, le texte a été adopté avec une célérité extraordinaire.
Le projet de loi avait été voté sans amendement par 198 voix pour et trois contre, hier, à Tsimbazaza. L'adoption rapide du texte, après seulement une journée de deux séances plénières, permet à la chambre basse d'économiser deux jours. Six séances plénières durant trois jours avaient été prévues pour examiner celui-ci.
L'adoption sans anicroche du projet de loi de finances n'est pas une surprise au vu des séances de travaux de commissions la semaine dernière. C'est la célérité du vote, après une journée de séances plénières, dirigées par Njato Harinony Razafiandriambelo, vice-président du Congrès, en l'absence de Mamy Rakotoarivelo, le président du Congrès, parti à l'extérieur, qui a été inattendue.
La crainte d'un bras de fer autour de l'adoption du projet de loi de finances 2013, avec le risque d'une crise institutionnelle, a vite été balayée d'un revers de main. Les
membres de la mouvance Ravalomanana avaient menacé de ne pas voter celui-ci en critiquant une répartition politisée du budget en défaveur de leurs départements et en faveur de ceux proches de Andry Rajoelina, président de la transition.
Rappel à l'ordre
Mais à entendre Roland Ravatomanga, ministre de la Agriculture, la veille des deux séances plénières d'hier, des discussions auraient été engagées concernant les griefs de la mouvance Ravalomanana. « Il y avait eu une répartition inégale du budget. Nous avons réclamé des rectifications et il y avait eu des réponses satisfaisantes », avait-il soutenu lundi.
Les partisans de Andry Rajoelina, président de la transition, se frottent les mains après la tournure des évènements, en attendant l'examen du projet de loi au Conseil supérieur de la transition (CST). « Nous sommes satisfaits de ce vote », exprime Tsiebo Mahaleo, membre du parti Tanora malaGasy Vonona (TGV).
Tsiebo Mahaleo réfute les bruits d'une consigne stricte pour la présence et pour le vote du texte pour les partisans de Andry Rajoelina. « Il ne s'agit nullement d'une consigne mais seulement d'un rappel à l'ordre pour le respect du règlement intérieur du Congrès. Celui-ci insiste sur l'obligation pour les membres de cette institution d'assister aux séances plénières », se défend-t-il.
Le membre du TGV refuse également de parler d'un travail bâclé concernant le vote du projet de loi après seulement deux séances plénières. « Le travail avait déjà été fait en amont. Nous avons pu examiner le texte dès la réception de celui-ci. Notons également l'assiduité des parlementaires lors des travaux de commission », avance-t-il.
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