Mis en cause dans le rapport final des experts de l'ONU
S'il a pu échapper en 2002 au panel des experts des Nations unies sur le pillage des ressources naturelles de la RDC, alors que sa responsabilité était établie à maints égards, le général Gabriel Amisi, chef d'Etat-major des Forces armées de la RDC (FARDC) est tombé dans les mailles du rapport final du groupe des experts des Nations unies sur la République démocratique du Congo.
Nommément mis en cause par le groupe des experts de l'ONU dans le trafic d'armes dans l'Est de la RDC, le Conseil supérieur de la défense s'est rapidement saisi du dossier en décidant de suspendre de ses fonctions le général Gabriel Amisi, dit Tango Four. L'ordonnance-loi le relevant de ses fonctions a été lu hier jeudi dans la soirée devant la presse par le ministre des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga.
Elle porte la signature du président de la République qui a décidé, après accord du Conseil supérieur de la défense, en attendant l'ouverture de l'enquête pour confirmer les griefs mis à charge du chef d'Etat-major de la Force terrestre.
Concernant le trafic dont se seraient rendus coupables certains officiers des FARDC, le résumé du rapport du groupe des experts des Nations unies indique ce qui suit : « Les forces armées congolaises continuent d'être la proie des réseaux criminels qui permettent aux officiers supérieurs de s'enrichir par l'emprise sur les ressources naturelles et la contrebande, notamment par le trafic d'ivoire mené par des groupes armés.
Le général Gabriel Amisi, chef d'état-major des forces terrestres, contrôle un réseau de distribution de munitions de chasse à des braconniers et des groupes armés, dont les Raïa Mutomboki. Le désarmement et la gestion des stocks d'armes sont également entravés par la progression de la demande d'armes en rapport avec le M23 : sur le marché des armes légères, les prix ont été multipliés par quatre ».
C'est donc pour toutes ces causes que le général Gabriel Amisi et d'autres officiers des FARDC, non autrement identifiés, ont été relevés de leurs fonctions. Une enquête plus détaillée devait être diligentée au niveau du ministère de la Défense, a indiqué le porte-parole du gouvernement pour établir leur niveau de responsabilité dans les faits repris dans le rapport final du groupe des experts de l'ONU sur la RDC.
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