Libération (Casablanca)

Maroc: Selon le directeur régional de l'agriculture du grand Casablanca - La commercialisation, maillon faible des produits du terroir

La commercialisation représente le maillon faible et l'un des principaux problèmes qui entravent le développement des produits du terroir au Maroc, a estimé jeudi à Casablanca, le directeur régional de l'agriculture du grand Casablanca, El Haddi Mohammed. L'analyse des chaînes de valeurs montre que les circuits de commercialisation sont courts et la vente directe est le mode de commercialisation le plus répandu, ce qui laisse souvent une marge importante pour les producteurs, a-t-il souligné lors d'un séminaire sur le développement et la promotion des produits du terroir, ajoutant que toute complication de ces circuits affectera la marge brute qui basculera vers les intermédiaires et les transformateurs.

Malgré l'importance économique, sociale et commerciale de ces produits, plusieurs défaillances majeures, de l'amont à l'aval, sont à relever, à savoir, entre autres, l'organisation professionnelle des producteurs, qui reste en deçà des aspirations (irrégularité de la production qui n'obéit pas aux normes de bonnes pratiques agronomes), le manque d'unité de conditionnement et de transformation susceptibles d'augmenter la valeur ajoutée et le gain et le problème de la conversion des emplois vers d'autres secteurs, notamment pour les jeunes, a-t-il expliqué lors de cette rencontre organisée en marge de la première foire régionale des produits du terroir du Grand Casablanca.

Pour faire face à ces contraintes, a-t-il poursuivi, un programme de développement a été élaboré par la Direction régionale de l'agriculture (DRA), visant la création, la dynamisation et l'accompagnement des coopératives et des groupements d'intérêt économique, le renforcement de la recherche, le développement de ces produits, en valorisant leur impact positif sur l'environnement et l'amélioration de la productivité.

Ce programme devra également contribuer à la diversification des formes de valorisation et au renforcement des capacités en matière de formation et d'encadrement des producteurs et des cadres gestionnaires, a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur de la promotion des produits du terroir au sein de l'Agence pour le développement agricole (ADA), Driss Tebaa, a fait savoir que l'Agence a travaillé sur 16.000 projets qui relèvent pour la plupart de l'agriculture solidaire, ajoutant que l'ADA a pour mission d'appuyer et d'accompagner ce genre de projets à tous les niveaux (coaching, formation, rencontre B2B, commercialisation).

Les produits du terroir contribuent grandement à l'amélioration de la situation des agriculteurs dans les régions rurales, montagneuses et éloignées, a-t-il ajouté, appelant les agriculteurs et les coopératives opérant dans ce secteur à se regrouper dans le cadre de partenariats, en vue de répondre, en termes de qualité, quantité et prix, aux exigences d'un marché grandissant qui prend de l'importance.

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