20 Décembre 2012

La voie balisée pour assurer la sécurité maritime en Afrique Occidentale et Centrale

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Abidjan - Cote d'Ivoire — La voie est désormais balisée pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des Etats d'Afrique occidentale et centrale visant à assurer une plus grande sécurité maritime dans le Golfe de Guinée après les rencontres tenues les 17 et 18 décembre 2012 à Abidjan, en Côte d'Ivoire.

Il s'agit des réunions d'un Groupe technique et d'un Comité de pilotage qui, conformément aux instructions de la rencontre du 23 octobre 2012 à Libreville, au Gabon, avaient pour objet d'examiner de plus près les décisions devant être soumises au conseil des ministres avant qu'elles soient entérinées par le sommet prévu en avril 2013 à Yaoundé, au Cameroun. Les rencontres de la capitale économique ivoirienne, qui s'inscrivaient dans le cadre de la mise en oeuvre de la résolution 2039 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la sécurité maritime, se sont tenues en présence notamment de spécialistes en matière de sécurité maritime provenant de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC).

Etaient aussi représentés la Commission du Golfe de Guinée (CGG), de même que les bureaux des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest (UNOWA) et pour l'Afrique centrale (UNOCA), ainsi que l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Organisation maritime de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (OMAOC). Dans le communiqué rendu public à l'issue de la rencontre, les participants rappellent l'existence d'un projet d'Accord multilatéral relatif à la coopération visant à éradiquer les activités maritimes illicites au large des côtes d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Ouest et recommandant aux Etats de l'examiner en vue de son adoption éventuelle. Après avoir salué le rôle prépondérant joué par les partenaires internationaux pour la mise en oeuvre d'une stratégie régionale intégrée de lutte contre la piraterie, les vols à main armée et autres activités illicites commis en mer dans la région du Golfe de Guinée, les rencontres d'Abidjan invitent les Nations unies à poursuivre leurs efforts pour la sensibilisation d'autres partenaires stratégiques clés.

Le même appel a été lancé à l'ouverture de chacune des deux réunions par le général Charles Okae, directeur du Maintien de la paix et de la sécurité régionale à la Commission de la CEDEAO, qui a dirigé les travaux au nom du président de la Commission éponyme, M. Kadré Désiré Ouédraogo. Le général Okae a expliqué le caractère incontournable d'une lutte résolue contre la piraterie maritime et autres activités illégales, principalement dans le Golfe de Guinée, qui constitue une des zones du monde par où transitent chaque année 14 milliards de barils de pétrole et la plus grande réserve mondiale d'off-shore en eau profonde. Voilà pourquoi, a-t-il ajouté, cette initiative intervient à ce moment crucial et marque la détermination des Communautés économiques régionales (CER) engagées à faire en sorte que la menace de la piraterie maritime et des autres activités illicites en cours dans le Golfe de Guinée soit définitivement écartée en raison de ses implications économiques pour la région et le monde entier.

A rappeler qu'à travers les résolutions 2018 et 2039, adoptées respectivement en 2011et 2012 par le Conseil de sécurité, les CER que sont la CEDEAO, la CEEAC et la CGG sont encouragées à élaborer et à renforcer leurs législations avec le soutien des Nations unies et de divers autres partenaires. En réponse, la CEDEAO et la CEEAC se sont véritablement engagées en organisant des ateliers et des rencontres pour une coopération concrète comprenant la mise au point d'un protocole d'entente. Elles ont aussi développé une stratégie de politique commune sur la sécurité maritime pour combattre la menace d'activités illicites en mer. Entre autres décisions clés, les travaux d'Abidjan ont permis d'adopter un projet de Mémorandum d'entente sur la sûreté et la sécurité dans l'espace maritime de l'Afrique de l'Ouest et du Centre qui part du fait que les activités illicites menées en mer constituent "un obstacle à l'intégration régionale et au développement économique durable" dans les Etats de la CEDEAO, de la CEEAC et de la CGG.

Les Etats parties se disent "déterminés à renforcer leur coopération et la coordination de leurs actions en vue d'assurer la sûreté et la sécurité dans l'espace maritime de l'Afrique centrale et de l'Afrique de l'Ouest suivant les recommandations importantes du Rapport de la mission d'évaluation des Nations unies sur la piraterie dans le Golfe de Guinée" en novembre 2011. Le Mémorandum est conclu dans le but de réaliser une meilleure potentialisation des actions ainsi qu'une mutualisation des moyens pour atteindre l'interopérabilité en tout ce qui concerne la sûreté et la sécurité dans l'espace maritime de l'Afrique centrale et de l'Afrique de l'Ouest. A ce titre, il poursuit différents objectifs spécifiques comme coordonner et mettre en oeuvre des activités conjointes, promouvoir un partenariat étroit entre les parties, assurer l'échange régulier d'informations et le partage d'expériences, harmoniser les procédés de contrôle des armateurs et des assureurs en matière de sûreté et de sécurité maritimes

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