La balle se trouve dans le camp de la communauté des États d'Afrique australe (SADC). Les mouvances Rajoelina et Ravalomanana acceptent son arbitrage.
Andry Rajoelina a déjà accepté de s'en remettre à la décision de SADC, donc nous nous y remettons aussi », telles ont été les paroles de Mamy Rakotoarivelo, l'un des leaders de la mouvance Ravalomanana et non moins président du Congrès de la transition (CT. En marge d'un événement organisé à l'occasion des fêtes de fin d'année, le président du CT à réagi face aux journalistes sur les propos du président de la Transition Andry Rajoelina, lors de son interview à la Radio France Internationale (RFI) du 20 décembre.
Par le biais de Mamy Rakotoarivelo, la mouvance Ravalomanana prend donc le président de la Transition aux mots. Au cours de son interview accordée à Christophe Boisbouvier, journaliste de la RFI, Andry Rajoelina a dit ne pas s'opposer au retour de Ravalomanana, et que c'est à la SADC d'en décider. Une fois n'est pas coutume, il y a un point sur lequel les deux principaux protagonistes de la crise semblent être d'accord.
Seulement, selon le président du CT, « la SADC a déjà pris sa décision en déclarant le retour sans condition de tous les exilés politique, y compris l'ancien président Ravalomanana ». Pour la mouvance de l'ancien pensionnaire d'Ambohitsorohitra, il n'y a plus de quoi palabrer sur la question. La décision de la SADC est formelle, leur chef de file peut rentrer au pays, et dans les plus brefs délais.
Malgré un semblant de consensus, le principal objet de discorde actuel concerne le « moment opportun » pour le retour de Ravalomanana. Si une partie réclame son retour immédiat et sans condition, l'autre avance l'hypothèse d'un retour après le processus électoral. De leur côté, la SADC dans ses résolutions semble être en faveur de Ravalomanana. Surtout après la décision de ce dernier de se retirer de la course à la magistrature suprême.
Moment opportun
Questionné par le journaliste de la RFI sur ce point, le président de la Transition à répliqué par deux questions « Est-ce que ce retour, si cela se fait, ramènera la stabilité à Madagascar Est-ce qu'on pourrait imaginer qu'il y aurait des élections dans la paix, dans le cas où l'ancien Président rentre à Madagascar avant les élections ». Deux postulats qui laissent entrevoir que Rajoelina et ses partisans préfèrent le retour de l'ancien Président au pays après les élections. Craignant peut-être une conséquence majeure sur la stabilité du pays, en cas de volte-face de la part de ce dernier sur sa candidature.
De son coté, la mouvance Ravalomanana campe sur sa position en affirmant que le retour de son numéro un avant les élections est la meilleure solution pour un apaisement effectif. Ce qui va instituer une condition idéale pour la tenue d'élection libre et crédible, d'après le président du CT.
La mission de la SADC prévue pour le 18 décembre avait pour but d'apporter des précisions aux résolutions du 8 décembre. Reportée pour l'année prochaine, suite à une demande expresse du président Rajoelina, cette mission aurait pu permettre au peuple malgache de connaître la fin de ce feuilleton, sur les candidatures et souhaits de rentrer au pays, avant la fin de l'année.
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