26 Décembre 2012

Centrafrique: La Séléka s'installe dans Kaga Bandoro, tombée sans coup férir

Photo: Claire Soares/IRIN
Des soldats tchadiens en patrouille.

En Centrafrique, les rebelles ont pris mardi 25 décembre une nouvelle localité importante, Kaga Bandoro, située à quelque 340 kilomètres de Bangui. Une nouvelle avancée de la Séléka condamnée par l'Union Africaine, critiquée par l'opposition politique centrafricaine, et qui tend un peu plus la situation dans le pays. Le point sur les derniers développements.

Si des coups de feu ont résonné dans Kaga Bandoro à l'arrivée des rebelles mardi 25 décembre au matin, ce sont uniquement des coups tirés en l'air pour célébrer cette nouvelle victoire. Les FACAS, les Forces armées centrafricaines, étaient déjà loin, parties dès lundi soir en direction de Dékoa, au sud.

Comme ils en ont désormais l'habitude, les hommes de la Séléka ont ensuite quadrillé leur nouvelle conquête, installé dans la matinée des points de contrôles aux principales sorties et coupé le réseau de téléphone. Pour se protéger, nombre d'habitants se sont aussi réfugiés dans les champs alentour emportant, dans l'urgence, le strict minimum pour survivre.

Basée plus au sud à Sibut, à 5 heures du route de Kaga Bandoro, une partie du contingent tchadien -qui compte 200 soldats- a patrouillé dans l'après-midi vers Dékoa pour contrôler cet axe majeur et sans doute faire une jonction avec les FACAS.

L'UA et l'opposition plaident pour des négociations

Cette nouvelle avancée de la Séléka a été critiquée par l'Union africaine qui demande, une fois de plus, à la rébellion de quitter les villes conquises pour pouvoir enfin engager des négociations.

El Ghassim Wane: «Il y a urgence à négocier et il y a aussi urgence à arrêter les combats»

Directeur paix et sécurité de l'Union africaine

... et c'est dans ce contexte que nous avons demandé que les troupes rebelles cessent leur offensive militaire, se retirent des localités qu'elles occupent et s'inscrivent dans la voie du dialogue... le conseil «Paix et sécurité» de l'Union africaine avait examiné la situation il y a quelques semaines et le principe de sanctions contre les fauteurs de trouble avait été convenu, notamment les groupes rebelles... il est clair qu'il n'y a pas de solution militaire...

L'opposition politique centrafricaine, dans son ensemble, exhorte également les deux parties à se mettre autour de la table le plus vite possible. Contacté mardi soir à Bangui, l'un des cadres du ministère de la Défense reconnaissait les difficultés de l'armée à tenir ses positions et concluait au sujet d'une éventuelle avancée rebelle vers la capitale : «La Séléka ne connaît que la voie du canon...et désormais, tout est possible.»

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