Ai-Gabon — Les dirigeants centrafricains chefs rebelles et l'opposition démocratique, ont été invité sans délai à des négociations pour revisiter l'accord conclu en 2008 à Libreville au Gabon.
Cette annonce est l'une des décisions du sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) convoqué à N'Djamena au Tchad, auquel a pris une part active le chef de l'Etat gabonais Ali Bongo Ondimba.
Cette rencontre était destinée à l'examen de la situation qui prévaut actuellement en République centrafricaine et à trouver les solutions permettant d'y mettre fin, après la prise de plusieurs villes du nord de la RCA par des rebelles regroupés au sein d'une coalition dénommée Séléka.
Ce retour prochain à la table des discutions de l'ensemble des acteurs engagés depuis 2007 dans le règlement des diverses crises qui ont secoué la RCA, intervient cinq après les bons-offices du défunt président Omar Bongo Ondimba.
Une médiation qui avait réussie au terme de laquelle l'actuel chef de l'Etat centrafricain François Bozizé, plus particulièrement, avait été invité à appliquer les accords préalables au dialogue inclusif destiné, à l'époque, à sortir la RCA de la crise et pacifier entièrement le pays.
Ces accords visant la consolidation de la paix portaient, entre autre, sur le cantonnement, le désarmement et la réinsertion des ex-combattants, n'ont pas totalement été respectés.
Devant la gravité de la situation sécuritaire en RCA, les chefs de l'Etat de la CEEAC, ne pouvaient que marquer leur solidarité et appliquer, la lettre et l'esprit des discussions inter-centrafricaines n'ont guère été respectées.
Dans la perspective de ces retrouvailles qui s'annoncent rudes pour le régime Bozizé, en raison de l'hostilité des rebelles et de l'opposition centrafricaine, toutes les dispositions doivent être prises par la MICOPAX pour que l'ensemble des protagonistes prennent part à ce nouveau round de discussions sur l'avenir de la RCA.
La Gabon, qui avait déjà appelé les différents acteurs aux stricts respects des engagements pris dans le cadre des accords de Libreville, se retrouve une fois encore aux avant postes à travers la recherche d'une solution pacifique à cette situation critique.

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