Inquiété par la progression des rebelles de la Séléka vers Bangui, le gouvernement centrafricain qui s'est dit plus que jamais ouvert au dialogue, a réitéré son engagement à se rendre à Libreville ce vendredi.
De son côté, le porte-parole de l'alliance Séléka dément que ses hommes aient l'intention de prendre Bangui. Il souhaite la tenue de pourparlers à Libreville le plus rapidement possible. Des contacts diplomatiques ont lieu en ce sens.
Dans le même temps, l'ensemble des partis d'opposition du pays se sont réunis pour exhorter les deux parties à ouvrir le plus rapidement possible des négociations, ce que le gouvernement et les rebelles ont signalé être disposés à faire.
Le ministre centrafricain des Affaires étrangères Antoine Gambi a affirmé que Bangui tient aussi à la déclaration des chefs d'Etat de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) à Ndjamena. Mais en ce qui concerne le retrait des rebelles dans les villes conquises avant la rencontre de Libreville, Bangui ne semble plus partir sur cette base. « Face à la situation actuelle, il faut que le dialogue se tienne vite », a mentionné le ministre.
Cette démarche est soutenue par les ambassadeurs accrédités à Bangui qui ont convenu d'accompagner le gouvernement dans cette entreprise. Pour l'ambassadeur de France à Bangui, Serge Mucceti, l'unique solution pour sauver la situation actuelle reste le dialogue entre gouvernement et rébellion.
« La France va faire de son mieux pour aider à ramener la paix en Centrafrique », a affirmé le diplomate français en réponse à la demande du gouvernement centrafricain pour une assistance française.
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