Parrain de la 14e édition du Fanal de Saint-Louis, le chanteur Baaba Maal a estimé que cet événement est un tremplin pour démontrer la diversité culturelle africaine, mais aussi un acquis culturel et un moyen de communication qui pourrait permettre à la jeunesse sénégalaise et africaine de connaître son histoire.
Ancienne coutume des grandes familles de Saint-Louis, qui allaient à la messe de Noël accompagnées d'esclaves porteurs de lanternes, le Fanal, célébré hier, a eu un parrain de renommée, en l'occurrence Baaba Maal. Le chanteur s'est félicité du choix porté sur sa personne et a encouragé Marie Madeleine Diallo, initiatrice de l'événement, à continuer sur sa belle lancée pour permettre à Saint-Louis de préserver ses valeurs à travers cette belle fête, qui permet de revisiter le riche et inoubliable passé de Saint-Louis. Baaba Maal a dit avoir accepté ce parrainage parce que Saint-Louis est l'une des rares villes d'Afrique qui peut se targuer de présenter un événement comme le fanal qui un legs de son passé, mais aussi un grand prestige. L'autre raison, selon l'artiste, résulte du fait que Saint-Louis a été, pour lui, un tremplin pour commencer sa carrière. « C'est à Saint-Louis que j'ai pris goût à la musique, où j'ai commencé à m'exprimer devant un public alors que j'étais élève au lycée Charles de Gaulle », a dit Baaba Maal, tout en se félicitant de l'ampleur prise par le Fanal, aujourd'hui inscrit dans l'agenda culturel de Saint-Louis.
Selon lui, « le fanal est un acquis culturel, un événement où l'on chante les louanges, des arbres généalogiques, et qui permet de rapprocher des personnes, de sceller les liens de solidarité, de parenté avec des gens qui ne se connaissaient pas ». Pour l'artiste, le fanal est aussi tremplin pour démontrer la diversité culturelle africaine, un moyen de communication qui pourrait permettre à la jeunesse africaine de connaître son histoire. A travers ce parrainage, Baaba Maal voit ainsi naître une source de collaboration entre deux entités culturelles assez représentatives. Et il n'exclut pas d'inviter, aux prochaines éditions du festival « Blues du fleuve », Marie Madeleine Diallo et son fanal pour le faire découvrir aux populations de Podor. Ou même de délocaliser le festival et l'organiser à Saint-Louis. Marie Madeleine Diallo a, pour sa part, salué la souplesse, la délicatesse et la générosité du parrain qui a bien voulu répondre présent à son invitation pour cette 14e édition.
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