Le drame qui s'est déroulé dans la nuit de vendredi à samedi dans un village de la commune rurale de Zabré, à 100 kilomètre de Tenkodogo, région du Centre-est, est partie d'une dispute entre deux personnes.
A l'origine interpersonnel, le conflit s'est mué en affrontements interethniques qui ont occasionné la mort d'au moins sept morts (8 selon d'autres sources), des blessés, dont trois évacués au Centre hospitalier régional de Tenkodogo. Par ailleurs, 139 personnes ayant fui les affrontements ont trouvé refuge à Tenkodogo, 222 sur le site de la mine d'or de Younga, une vingtaine de personnes à Bittou, 139 à la brigade de gendarmerie de la ville de Zabré et 300 en territoire ghanéen.
D'après le quotidien Sidwaya, «tout serait parti du fait que des boeufs de Boussim, un habitant bissa du village de Zabré, aient commis des dégâts dans le champ de Sambo, un voisin peulh. N'ayant pas obtenu de consensus avec le propriétaire des animaux, pour un arrangement à l'amiable, le Peulh aurait décidé de porter plainte contre Boussim, au commissariat de police de Zabré. C'est ainsi qu'une convocation a été remise à Sambo pour Boussim, par la police de Zabré, le vendredi 28 décembre 2012».
Il se pourrait que l'éleveur ait refusé de répondre, puisque des éléments de la police, habillés en civil et accompagnés par le plaignant se sont rendus à son domicile. «La situation a dégénéré par la suite quand la population est sortie, munie de machettes et autres armes, pour en découdre avec Sambo», relate le quotidien. Les forces de sécurité (gendarmerie et police nationale) de Tenkodogo se sont déportées sur les lieux pour restaurer le calme. Les autorités locales, le gouverneur de la région du Centre-Est en tête, s'efforcent d'instaurer le dialogue entre les adversaires.
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