L'Express de Madagascar (Antananarivo)

Madagascar: Elections - Le calendrier à respecter

Pour la plupart des politiciens membres des partis signataires de la Feuille de route, le calendrier électoral peut et doit être maintenu.

Le 8 mai et le 13 juillet, les Malgaches devront, si tout va bien, aller voter. Les conditions idéales pour des élections crédibles semblent encore incertaines. Pour les partis politiques signataires de la Feuille de route, la tendance s'oriente vers le maintien de ce calendrier. Selon leur sympathie politique, chacun pose toutefois ses conditions.

Plusieurs points restent à régler avant les élections. À trois mois de la date butoir du dépôt de candidature à l'élection présidentielle, le 8 mars, la question de la loi concernant la Commission électorale spéciale (CES), l'application de la loi d'amnistie et la mise en place de la Commission pour la réconciliation nationale (CRN) restent encore en suspens. Il y a surtout la décision d'Andry Rajoelina, président de la Transition, qui se fait attendre. Elle pèsera lourd dans la crédibilité des élections, la reconnaissance internationale et la sortie de crise.

Marson Evariste, président du Rassemblement pour la Sociale Démocratie (RPSD), et de la plateforme Union des démocrates et des républicains pour le changement (UDR-C), a insisté sur le maintien du calendrier électoral, même en cas de boycott de la communauté internationale. Cette dernière que Marson Evariste qualifie de « partiale », en référence au ni.....ni et où il défend la candidature de Andry Rajoelina, président de la Transition.

« Quelle que soit la réaction de la communauté internationale, en cas de candidature du président Rajoelina, cela n'empêchera pas la tenue d'élection et nous ferons en sorte que ce soit des élections propres et crédibles », a déclaré Marson Evariste. « S'il y a ou non financement de la communauté internationale, nous ferons par nos propres moyens, en respectant les lois en vigueur et la Feuille de route », a-t-il ajouté.

Concernant la loi d'amnistie, le président du RPSD déplore le manque de volonté politique dans les procédures pour sa mise en oeuvre.

Respect des accords

Une conviction mise en avant également par Jean de Dieu Maharante, conseiller spécial du président de la Transition et juriste de formation, pour régler les points connexes aux élections qui restent encore à régler. « Si l'on se réfère à la date du 8 mars, il n'est pas encore temps de mettre de l'ordre dans les textes et mise en place du CES, même s'il faut convoquer une session extraordinaire du Parlement », a déclaré Maharante, en ajoutant que « pour ce qu'il en est du CRN et de la mise en oeuvre de la loi d'amnistie, il faut juste de la volonté politique ».

Pour ce juriste, « la question qu'il faut se poser en ce moment c'est, qu'en est-il de la loi disposant de celui qui remplacera les Chefs d'institution en cas de candidature de ces derniers. Une loi qui doit être soumise au vote du Parlement ». En référence à une éventuelle candidature du président Rajoelina ou de Mamy Rakotoarivelo, président du Congrès de la transition (CT).

Mamy Rakotoarivelo, chef de délégation de la mouvance Ravalomanana et président du CT a déclaré, « nous reconnaissons la date du 8 mai et du 13 juillet pour les élections présidentielles et législatives. Mais avant toute chose, nous demandons d'abord le retour sans condition du président Ravalomanana. Ce qui ne veut pas dire qu'il va être candidat ». Il a toutefois assuré que « si le président Rajoelina se porte candidat aux présidentielles, nous nous retirerons de la Feuille de route s'il ne permet pas également au

président Ravalomanana de se présenter ». Le retrait de la mouvance Ravalomanana de la Feuille de route pourrait entraîner une nouvelle fois un retour à la table des négociations.

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