United Nations (New York)

3 Janvier 2013

Centrafrique: L'ONU préoccupée par le sort des civils sur fond d'allégations de violences

document

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a exprimé jeudi sa préoccupation au sujet de la protection des civils en République centrafricaine, pays en proie à des violences et des pillages, ces dernières semaines, dans le sillage d'un groupe armé qui se dirigerait vers la capitale Bangui.

Après une série d'attaques perpétrées contre plusieurs villes du nord-est du pays, la coalition de groupes rebelles connue sous le nom de Séléka aurait toutefois arrêté cette semaine sa progression, acceptant le principe de pourparlers avec le gouvernement de François Bozizé sous l'égide du Gabon, à Libreville.

« Selon nos estimations, 36.000 personnes se trouveraient dans les zones passées sous le contrôle des rebelles et près de 700.000 autres à Bangui ne sont pas à l'abri d'une escalade », s'inquiète l'OCHA dans un rapport diffusé mercredi soir.

« En quête de sécurité, des civils quitteraient leurs domiciles, y compris à Bangui, à Ndélé et aux alentours, où les combats ont éclaté. Certains franchissent la frontière avec le Cameroun et la République démocratique du Congo », précise l'agence onusienne.

La semaine dernière, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et le Conseil de sécurité avaient de concert condamné ces attaques et appelé les rebelles à mettre fin à leurs opérations, les exhortant aussi, ainsi que les autorités centrafricaines, à résoudre la crise par le dialogue et le respect de l'Accord de paix global de Libreville.

Conclu en 2007 entre le gouvernement et les trois principales formations rebelles regroupées sous la bannière du Séléka, l'Accord de Libreville avait aidé à rétablir une certaine stabilité en République centrafricaine, nation à l'histoire politique troublée et théâtre de conflits armés récurrents. Selon le Département des affaires politiques de l'ONU L'autorité de l'État est faible dans de nombreuses régions du territoire où sévissent des groupes rebelles ou criminels.

De son côté, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Margaret Vogt, a indiqué hier qu'elle maintenait un dialogue avec les parties prenantes, offrant son soutien à leurs négociations.

La violence, a précisé l'OCHA, a rendu nécessaire temporairement l'évacuation du personnel humanitaire des zones touchées par les combats, ce qui a « sérieusement perturbé » des opérations vitales pour les populations locales.

Ads by Google

Copyright © 2013 United Nations. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 2,000 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 200 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.