4 Janvier 2013

Sénégal: Les projets de développement devraient être transformés en programmes (Universitaire)

Dakar — Les pouvoirs publics sénégalais doivent travailler à transformer en programmes les projets de développement en cours d'exécution, en veillant à valoriser les initiatives déjà existantes au niveau national, a plaidé, vendredi à Dakar, Marème Cissé Thiam, présidente de l'Association sénégalaise des femmes diplômées des universités (ASFDU).

"Les autorités, les gouvernants, doivent élaborer des projets et programmes pouvant partir des initiatives déjà existantes, les appuyer et en faire des programmes au lieu d'être toujours là à attendre de pouvoir faire rédiger des programmes alors qu'il y a des initiatives qui sont prises", a-t-elle soutenu.

Marème Cissé Thiam s'exprimait lors d'une conférence de presse organisée par l'association dont elle est la responsable, dans le but de "mettre en marche la +gouvernance Verte+ au Sénégal à travers des actions concrètes et efficaces".

Lors de la conférence de "RIO + 20", en juin dernier au Brésil, le président de sénégalais Macky Sall a proposé "le concept de +gouvernance verte+, comme nouveau levier des politiques économiques et sociales des pays du Sud, afin de mieux les équilibrer et les soutenir par la "gouvernance verte".

"Nous allons montrer des initiatives qui existent déjà, parce que nous avons des expériences très riches en termes de modèles à travers des visites de terrains dans les écoles, mais également au niveau du Réseau des organisations paysannes et pastorales basée à Thiès pour montrer ce qu'ils font", a expliqué Marème Cissé Thiam.

Selon la présidente de l'Association sénégalaise des femmes diplômées des universités (ASFDU), il s'agit de "partir de ce que l'on a et essayer de voir ce que l'on peut faire avant de tendre la main, même si on se trouve dans une solidarité internationale".

Elle a précisé que ce faisant, sa structure compte exprimer l'engagement des femmes et des jeunes pour le développement durable, en retenant la gouvernance verte comme alternative durable qui place le bien-être humain, l'équité sociale et la protection de l'environnement sur un même pied d'égalité.

"Les systèmes d'éducation doivent intégrer, en plus de la transmission de connaissances et de savoir, le savoir-être. Puisqu'il faut de la gouvernance verte, il faut le développement d'une culture environnementale", a-t-elle soutenu.

Il s'agit de faire en sorte que "l'enfant puisse être responsable et tienne compte de l'importance de la protection de l'environnement, en plantant des arbres de manière symbolique (ce qui peut devenir un programme) avec les établissements d'enseignement, pour que, justement, on puisse aller vers des hommes, des femmes qui tiennent compte de l'importance des ressources naturelles", a-t-elle encore soutenu.

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