Le gouvernement malien et deux des groupes armés du nord du Mali, Ansar Dine et le MNLA, devraient rencontrer le 10 janvier à Ouagadougou le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Cédéao.
Cette rencontre doit donner une chance à une résolution pacifique de la crise au nord Mali. Elle intervient alors qu'un des groupes armés occupant cette partie du territoire, Ansar Dine, annonce qu'il renonce à cesser les hostilités comme il s'y était engagé quelques semaines plus tôt. «Cette rencontre a été rendue plus cruciale, en raison des derniers développements que nous avons connus, Ansar Dine remettant un peu en cause le principe de la cessation des hostilités», explique Djibrill Bassolé, ministre burkinabè des Affaires étrangères et missi dominici du médiateur. «Nous profiterons de la rencontre du 10 janvier pour amener les partis à s'engager de manière un peu plus formelle, mais surtout à prendre les dispositions pratiques, pour éviter que les hostilités ou que des affrontements éventuels ne remettent en cause complètement ce qui a été déjà acquis», annonce t-il.
Dans un communiqué rendu public le 3 janvier dernier, Ansar Dine décidait de renoncer à la proposition de cessez-le-feu conclue lors de négociations de Ouagadougou. D'après le groupe armé, le gouvernement malien, qui se dit favorable à un dialogue avec certains des groupes armés occupant le nord du Mali, est occupé à «recruter des mercenaires» pour libérer les territoires occupés. Ce qui expliquerait pourquoi les autorités de Bamako ne proposent rien en échange de la promesse de mettre fin aux violences. Cette semaine, le mouvement revendiquait l'autonomie du nord du Mali et l'application dans cette région de la charia, la loi islamique. Mais ce 5 janvier, la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) a fait part de son refus de l'application de la charia dans le nord du Mali.

Comments Post a comment