La Tribune (Algiers)

Algérie: la varicelle ne fait pas partie du programme d'immunisation

Pour cause de défaillance dans la politique de vaccination

La vaccination sert à les contrer et prémunir les nourrissons et les enfants en bas âge de ces maladies qui, elles, sont censées faire partie des mauvais souvenirs d'une époque lointaine où le pays sortait de la colonisation et de la misère qui était le lot des Algériens.

La protection maternelle et infantile était devenue, notamment à travers une politique de vaccination, une des priorités de l'Algérie dès les premières années de l'indépendance, alors que diverses pathologies touchant les enfants faisaient parler d'elles. Au fil des années, on semble avoir tracé un cercle pour retourner au point de départ et renouer avec des affections qu'on avait pourtant réussi à vaincre.

Les pénuries répétitives de vaccins et la non inclusion de certaines pathologies dans le programme de vaccination, sont à l'origine de leur progression ces dernières années, en même temps que le retour de certaines maladies (dites de la pauvreté) dont l'éradication n'a pas duré longtemps. C'est à un problème récurrent que sont confrontées les familles quant à la vaccination de leurs enfants, notamment les nouveau-nés. Un véritable branle-bas de combat commence dès la naissance d'un bébé qui se voit privé de sa dose vitale d'immunisation contre certaines maladies. Vitale, parce que certaines pathologies sont pratiquement mortelles lorsqu'elles présentent des complications en cas de non vaccination. Les vaccins périmés qui ont fait couler beaucoup d'encre et de salive (un commerce juteux qui n'a pas tenu compte de la vie des nourrissons et des enfants) sont également incriminés, tout comme les formules atténuées qui peuvent présenter des risques infectieux. Parmi les maladies non concernées par la vaccination dans notre pays, la varicelle qui a le vent en poupe en ce moment. Il est courant de voir des gamins dont le visage et le corps sont recouverts de boutons. Pas une seule famille n'est épargnée, et lorsqu'un cas est déclaré parmi la progéniture il faut s'attendre à ce que les frères et soeurs soient contaminés à leur tour. Elle est dite bénigne, mais elle peut comporter des complications dangereuses. C'est encore, une fois, la problématique de la vaccination qui est soulevée, le recul est flagrant par rapport aux décennies précédentes et il se poursuit, comme si cette question était secondaire et ne concernait pas des

vies humaines qui sont mises ainsi en danger. On attend toujours le déclic qui viendrait mettre un terme à cette indifférence, dont les conséquences ne manqueraient pas d'être lourdes aussi bien pour les enfants que pour l'Etat, en termes de prise en charge.

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