L'armée égyptienne a annoncé avoir déjoué, ce lundi 7 janvier, une tentative d'attentat à la bombe à Rafah, à la frontière avec Gaza.
Le porte-parole de l'armée avait indiqué que l'attentat visait une petite église à l'aube du Noël copte. Mais en début d'après-midi, l'armée a affirmé que l'attentat visait probablement un camp de gardes-frontière jouxtant l'église. Une cinquantaine de kilos de dynamite, un lance-grenades et des armes automatiques ont été saisies après la fuite des agresseurs.
Eglise ou camp militaire ? Les deux objectifs sont valables pour les jihadistes égypto-palestiniens du Sinaï. En cette journée de Noël, l'église aurait constitué une cible symbolique pour les extrémistes musulmans. Toutefois, la destruction de l'Eglise n'aurait pas eu un grand impact médiatique, puisque le lieu de culte est fermé depuis qu'il a été endommagé par une explosion l'année dernière.
Le camp des gardes-frontière représentait par contre une cible privilégiée. Un défi à l'armée qui a annoncé il y a 48 heures qu'elle poursuivra ses opérations contre les jihadistes qui veulent asseoir leur domination sur le nord est de la péninsule égyptienne.
Les jihadistes avaient déjà tué, au mois d'août, 16 gardes-frontière égyptiens au cours d'un attentat contre un camp militaire voisin. Samedi 5 janvier, le ministre égyptien de la Défense s'était rendu dans le Sinaï pour y rencontrer les chefs de tribus. Une rencontre visant à créer des alliances en vue de contrer les jihadistes. Une rencontre payante puisque les informations sur l'attentat sont venues de source bédouine.
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