Aminata.com (Conakry)

Guinée: Le commandant Aob accuse le général Boundouka Condé

Les audiences ont repris à 9h 20mn à la cour d'appel de Conakry ce mercredi 09 janvier 2012, au compte de l'attaque du domicile privé du chef de l'Etat Alpha Condé dans la nuit du 18 au 19 juillet 2011 à Kipé dans la commune de Ratoma.

L'ambiance de cette troisième journée n'était pas aussi si électrique comme l'a été dans les précédents jours lors de la reprise des dites audiences à la Cour d'Appel entre les différentes parties et l'accusé, le Commandant Alpha Oumar Boffa Diallo dit AOB.

Dès 9h 20 mn le commandant AOB a été appelé à la barre par le président de la cour, Me Fodé Bangoura devant qui le commandant AOB ni toutes les accusations portées contre lui, notamment les armes qui sont posées sur une table devant lui, qui selon le procureur général, Williams Fernandez ont été saisies dans deux véhicules appartenant au Commandant AOB le jour de l'attaque du domicile privé du président de la République, le 19 juillet 2011.

C'est dans cette lancée que le commandant Alpha Oumar Boffa Diallo (AOB) assis devant la barre en chemise lacos blanche et pantalon jeans de couleur noire et repose pied répondant les questions des avocats de la défense et ceux de la partie civile à tour de rôle mit en garde la partie civile de planifier un groupe de témoins pour cette affaire pour sa culpabilité.

Plus loin, il promet de faire des révélations dans les prochaines audiences, le moment opportun. Selon lui, « les accusations qui sont portées sur ma personne ne sont pas une première dans ce pays, ces genres de pratiques existent en Guinée ; c'est des vielles habitudes monsieur le président, rassemblé des armes pour surcharger des personnes qui sont accusées d'attaque à main armées, de meurtre, se sont les mêmes armes qui circulent » a déclaré le commandant AOB qui apparemment l'heure d'être très fatigué, car durant trois jours il ne fait que répondre à des questions qui se ressemble presque pour ne pas dire les mêmes questions de part et d'autres.

Ensuite, il dira que « j'étais à moitié inconscient, lors de l'interrogatoire du juge d'instruction, c'est pourquoi je ne retiens de pas de date », a fait remarqué l'accusé. Il a aussi porté un doigt accusateur au colonel Boundouka Condé, qui selon lui est l'auteur du "faux complot". A l'entendre, le général Boundouka n'est pas à sa première fois, il aurait fomenté son arrestation sous le règne de l'ancienne junte militaire, le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD). Toujours à l'en croire, c'est le général Boundouka condé qui a fomenté ce "faux complot" en droguant le lieutenant Amadou Diallo.

De son côté le procureur général, a montré son mécontentement face à des qualificatifs qu'il a subit le mardi de la part de AOB lui qualifiant « d'un procureur qui n'a pas peur de Dieu. C'est un Satan ».

Cette journée a comme les autres enregistrés quelques minutes de cacophonie dont le président de la Cour, tente toujours de calmer.

Aminata.com suit pour les assises de la cour d'appel.

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