Fratmat.info (Abidjan)

10 Janvier 2013

Cote d'Ivoire: Désarmement - 1 470 ex - combattants déposent 1440 armes

Le directeur de l'Addr, Fidèle Sarassoro, rassure les ex-combattants que tout est mis en oeuvre pour leur réinsertion après leur désarmement et leur démobilisation. Le directeur de l'Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration (Addr), Fidèle Sarassoro, a lancé, le jeudi 25 octobre à l'ex-3e bataillon d'infanterie d'Anyama, sa première opération à la tête de cette structure. Il s'agissait de démobiliser, désarmer et mettre à la disposition du ministère de la Justice, 2 000 ex-combattants en vue de leur réintégration.

Un peu plus de deux mois après le lancement de cette opération, des sources proches du dossier en dressent le bilan. Au 7 janvier, ce sont au total 1 470 ex-combattants, soit 76 filles et 1 394 garçons, qui ont été effectivement démobilisés et désarmés. Ils ont déposé 1 440 armes de différents types et 14 950 munitions. 99,4% de ces jeunes se sont volontairement soumis au texte de dépistage du Vih/Sida. Bien entendu, les résultats de ces textes sont confidentiels. Selon nos sources, des 1 470 éléments concernés, 1 400 ont été jugés aptes à effectivement intégrer le corps des gardes pénitentiaires. 443 de ces heureux élus sont affectés dans un centre de formation à Bouaflé, 576 dans des prisons de l'intérieur du pays, 350 à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca) et 31 en attente d'être affectés parce que leur santé nécessitait des soins médicaux avant affectation (qu'ils ont finalement reçus).

La création de l'Addr marque la détermination du Président de la République, Alassane Ouattara, de trouver une solution définitive aux problèmes des ex-combattants non retenus dans la nouvelle armée, avait expliqué Fidèle Sarassoro, le 25 octobre aux jeunes. «N'ayez plus de doute», avait-il lancé pour les rassurer de leur réintégration effective dans le tissu économique dès que cesse leur vie militaire. Le Président Alassane Ouattara, le 6 janvier, lors de la présentation des voeux de la nation, avait rappelé cette volonté. «L'année 2013 doit être celle de la normalisation totale», avait-il lancé aux formes armées. Pour y parvenir, avait indiqué le Chef de l'Etat, il faudra mener des actions dont l'accélération de la mise en oeuvre du «Ddr pour donner un avenir meilleur à tous ces jeunes qui se sont familiarisés au maniement des armes afin de les sortir de l'oisiveté.» Une tâche qui constitue la première mission de l'Addr.

A l'ex-3e bataillon d'Anyama, Fidèle Sarassoro avait, du reste salué les ex-combattants pour leur choix d'abandonner les armes et de se soumettre au processus désarmement, démobilisation (Dd). Cela contribue, leur avait-il expliqué, à l'instauration d'un climat de paix propice à la relance économique, donc au développement. Les ex-combattants avaient été profilés entre 2007 et 2010. Ils sont venus du camp commando d'Abobo, du camp du génie militaire d'Adjamé, d'Anyama et de la Riviera Palmeraire. Leurs tenues militaires ont été brûlées sur le site de l'ancien 3e bataillon d'Anyama.

Pascal Soro

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