Ce jeudi 10 janvier 2013, Bamako a sollicité l'aide de la France pour stopper l'avancée des groupes islamistes. C'est dans cette perspective que le président François Hollande a annoncé pendant ses présentations de voeux au corps diplomatique, ce vendredi, que «la France était prête à arrêter l'offensive des terroristes si elle devait se poursuivre».
Paris répondra strictement dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU à la demande d'aide militaire des autorités maliennes face aux groupes islamistes armés», a précisé le président français François Hollande lors de ses voeux au corps diplomatique, qualifiant l'action des islamistes d'«agression caractérisée qui met en cause l'existence même du Mali». Par ailleurs, la France a demandé à ses ressortissants «non indispensables» de quitter le pays.
Selon l'ambassadeur malien en France, le président par intérim du Mali prononcera ce soir à 20h une «déclaration à la nation». Une rencontre entre les présidents français et malien est aussi prévue mercredi prochain. Des habitants de Sévaré (ville stratégique située à 60 km de Kona, où se trouvent un aéroport et une base militaire malienne), signalent que du matériel et des soldats étrangers sont arrivés jeudi soir. Et ce vendredi, les combats ont repris au nord du Mali, autour de la ville de Konna, perdue par l'armée malienne jeudi. Face à l'inquiétude de voir les jihadistes descendre sur la ville de Sévaré et Mopti, le président Dioncounda Traoré a demandé l'aide de la France.


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