Mali: Calme, espoir et inquiétude à Bamako

La tension est retombée à Konna, au Mali, où la journée de samedi a été calme après plusieurs heures d'affrontements intenses vendredi. L'armée malienne soutenue par des troupes françaises a chassé les jihadistes de la ville. Pendant ce temps, à près de 700 km de là, dans la capitale Bamako, la population reste partagée entre l'espoir de la reconquête et la crainte des jours à venir.

L'espoir règne à Bamako, parce que la libération de Konna donne du baume au coeur à une population qui attend depuis neuf mois que les deux tiers nord du pays soient libérés, et aussi parce que cette première victoire est peut-être un premier pas décisif.

La ville est calme, parce que les combats se déroulent à plusieurs centaines de kilomètres. Les rues ne sont pas vides, les gens circulent, les marchés sont remplis. Bref, la vie continue presque normalement.

Presque normalement, car c'est aussi l'inquiétude. L'issue et la durée des combats sont évidemment encore incertains, et donc sources de préoccupations. Surtout, l'état d'urgence a été décrété dans tout le pays, ce qui signifie que des perquisitions peuvent avoir lieu jour et nuit et en tous lieux. Le gouvernement a pris soin de le rappeler, dans un communiqué diffusé hier en fin de journée.

Autre précision apportée par le gouvernement, les autorités sont dorénavant susceptibles de prendre toutes les mesures appropriées, pour assurer le contrôle de la presse, des radios et des télévisions.

Le capitaine Amadou Haya Sanogo, président du Comité militaire de suivi des réformes des forces de défense et de sécurité du Mali, ex-chef d ela junte qui a opéré le coup d'Etat du 22 mars 2012, s'est exprimé au micro de la Radio Télévision malienne, pour exprimer sa joie après l'intervention française, à l'occasion d'une visite aux blessés à l'hopital :

« Nous nous félicitons d'avoir l'assistance française à nos côtés aujourd'hui et qui a joué un rôle prépondérant, capital, dans le soutien aérien, et pour ces opérations aujourd'hui.

À l'instant où je vous parle, je parle ravi, pour la simple raison que les dégâts - secret militaire oblige je ne parlerai pas de tout ça aujourd'hui à la télévision -, mais je dirai quand même merci à tous nos partenaires qui sont à notre chevet aujourd'hui ».

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