15 Janvier 2013

Mali: Guerre - y a-t-il un risque d'attentat au Sénégal?

Mardi 15 janvier, dans un discours en langue wolof lors d'une cérémonie, le président sénégalais Macky Sall a appelé les chefs religieux à la vigilance avant d'inviter les populations à dénoncer toute présence suspecte sur le territoire national. De quoi alimenter le débat, car depuis l'intervention de la France et l'annonce par le président sénégalais de l'envoi d'un contingent de 500 militaires, la guerre au Mali est à la Une de tous les journaux sénégalais.

Etrangement absente du débat national depuis de longs mois, la crise malienne s'est finalement invitée dans la presse sénégalaise : on commente l'envoi des 500 militaires et l'on s'interroge sur ses répercussions éventuelles.

Lors d'une cérémonie, le président Macky Sall a évoqué, mardi 15 janvier, le risque d'attentat et invité les guides religieux du Sénégal à « prévenir leurs disciples contre d'éventuelles influences étrangères ».

Pour l'universitaire Bakary Samb, spécialiste des réseaux transnationaux islamiques, c'est la première fois que l'opinion publique sénégalaise s'interroge sur le « danger du terrorisme au Sénégal » et se pose la question du « risque de propagation du salafisme » dans un pays d'islam modéré où les confréries font figure de rempart à l'intégrisme.

« Depuis longtemps, les Sénégalais dorment sur leurs lauriers, ils se croient à l'abri », explique Bakary Samb. Or, selon lui, l'idéologie salafiste, celle qui anime aujourd'hui Aqmi, Ansar Dine ou le Mujao, est d'ores et déjà présente au Sénégal et des relais existent.

Pour la première fois de manière publique, le ministre sénégalais des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye a même évoqué la présence de « cellules dormantes au Sénégal ».

Ads by Google

Copyright © 2013 Radio France Internationale. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 2,000 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 200 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.