17 Janvier 2013

Cameroun: Diamant - 607 carats exportés

Grâce à l'admission du Cameroun au processus de Kimberley, la production du pays est désormais reconnue sur le marché mondial.

Entre le 22 août 2012, date d'admission du Cameroun au processus de Kimberley, et le début de l'année 2013, le pays, par l'entremise de la société sud-coréenne C and K Mining, affiche un résultat d'exploitation de diamants de 607 carats. La révélation a été faite hier par le secrétaire permanent du processus de Kimberley au Cameroun. En fait, cette production fait partie des diamants alluvionnaires, c'est-à-dire de surface, et donc ne prend pas en compte l'exploitation qui sera faite plus tard en profondeur par l'entreprise coréenne.

La valeur de ce volume commercialisé sur le marché mondial est estimée à 72 millions de Fcfa, et pourrait, selon le secrétaire permanent, Jean Kisito Mvogo, croître si l'extraction artisanale laisse place au circuit formel. «Les diamants de surface sont de mauvaise qualité comparés à ceux qui sont en profondeur et dont la valeur peut être plus importante, lorsqu'on extrait par exemple un morceau alors que pour l'instant, ce sont des poussières que nous exportons», explique le secrétaire permanent.

Pour cette opération, l'Etat a récolté 12,5% de recettes issues des droits de sortie et autres droits inhérents au processus de Kimberley, abstraction faite de l'impôt sur les sociétés et des autres droits et taxes. D'après le secrétariat permanent, lorsqu'un diamant est venu en dehors du processus de Kimberley, sa qualité est dépréciée d'au moins 90%.

«Si vous faites un tour sur les rives de la rivière Bombe qui sépare le Cameroun de la Centrafrique, vous allez vous rendre compte que de l'autre côté, l'activité diamantifère est plus importante de ce côté là que du nôtre parce qu'en RCA, on est avancé dans le processus de certification et de transparence de la commercialisation des diamants», souligne Jean Kisito Mvogo, qui ajoute que l'exploitation informelle et artisane des diamants continue de damer le pion aux opérateurs agréés. Celle-ci représente annuellement 5000 carats et grève les bénéfices et les retombées dues tant aux populations qu'à l'Etat.

Les diamants destinés à l'exportation doivent être accompagnés du certificat de Kimberley de l'Etat du Cameroun et disposés en lots dans un container inviolable portant le sceau du secrétariat national. Pour les opérateurs qui se bousculent aux portes de l'exploitation de cette pierre précieuse, il est question, au préalable, de certifier les quantités, procéder aux recherches et d'achever les procédures administratives au niveau de l'Etat. Pour ce qui concerne les retombées en direction des populations, celles-ci, de l'avis du ministre des Mines, de l'industrie et du développement technologique, Emmanuel Bonde, sont énormes.

L'on peut ainsi citer la formation du personnel devant travailler dans la mine de Cand K Mining ainsi que celle de l'élite, la construction des infrastructures routières, des centres de santé, etc. «Il faut qu'il y ait un accompagnement technique dans l'exploitation de la mine ; c'est pourquoi on a pris des autochtones pour assurer la certification des pierres extraites du sol, la qualité et les quantités», confie Emmanuel Bonde, qui indique que la transparence va s'étendre aux autres métaux précieux notamment l'or. Car, en ce moment, il est difficile de savoir quels sont les opérateurs qui travaillent dans le secteur, les volumes qu'ils exploitent, la traçabilité des ventes et surtout à quel coût ils écoulent les quantités sorties du sol.

Ads by Google

Copyright © 2013 Le Quotidien Mutations. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 2,000 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 200 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.