Le ministre des Affaires étrangères a informé hier le Conseil des ministres de la complexité de la situation sur le terrain au Mali puisque, selon lui, les groupes hostiles seraient très déterminés et lourdement armés.
Après son passage devant les députés ce mercredi, le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur a fait hier, en réunion du Conseil des ministres, le point sur l'évolution de la situation qui prévaut au Nord Mali, depuis le début de l'intervention des forces françaises contre les groupes armés intégristes, en vue d'empêcher leur progression vers le Sud.
«Il a informé le Conseil, de la réalité de complexité de la situation sur le terrain, puisque les groupes hostiles seraient très déterminés et lourdement armés», indique le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres. Le Ministre, poursuit la même source, «a indiqué que la France a fait observer que son action actuelle en territoire malien, était conforme à la charte des Nations Unies, et qu'elle n'entendait pas agir seule sur le terrain».
Mankeur Ndiaye a, par ailleurs rendu compte de son passage devant les députés à l'Assemblée Nationale, pour les informer de la participation effective de notre pays à l'opération de restauration de la souveraineté du Mali sur l'ensemble de son territoire national, conformément aux instructions du chef de l'Etat.
«Aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale en mettant hors d'état de nuire des groupes terroristes, c'est prévenir un danger qui guette à nos frontières. C'est défendre notre propre paix et notre sécurité. C'est protéger le Sénégal et sa population», avait déclaré le patron de la diplomatie sénégalaise devant la représentation nationale.
«Si les forces terroristes prévalent au Mali, nos propres intérêts vitaux seront menacés. Et toutes ces valeurs auxquelles nous sommes individuellement et collectivement attachés seront en péril», déclarait Mankeur Ndiaye. Non sans préciser que «le Mali, auquel nous sommes liés par l'histoire, la géographie, le sang et un destin commun, est, plus qu'un pays voisin. Le Mali est un pays parent. Toute menace qui touche le Mali nous concerne directement».
Au moment où la guerre fait rage au nord Mali, la Cedeao se réunit demain en Côte d'ivoire pour voir comment la région peut coopérer avec la communauté internationale.
Les dirigeants de la sous-région ouest-africaine tiennent ce samedi à Abidjan, en Côte d'ivoire, une session extraordinaire visant à prendre des mesures supplémentaires pour résoudre la crise malienne, qui s'est exacerbée ces derniers jours avec la volonté des islamistes qui occupent le nord du pays de s'emparer d'autres villes et de progresser vers la capitale, Bamako, selon un communiqué de presse.
«Cette conférence des chefs d'Etat et de gouvernement, à laquelle assisteront les représentants de 18 institutions et Etats non-membres de la Cedeao, examinera les derniers développements de la situation politique du Mali et verra comment la région peut coopérer avec la communauté internationale pour la mise en oeuvre de la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies», indique la Cedeao.
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