L'utilisation des drones pour surveiller la frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda viendra en renforts aux capacités des Casques bleus de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) et des Forces armées de la RDC (FARDC) face aux défis sécuritaires dans l'Est du pays.
C'est ce qu'a déclaré le chef de la Monusco, Roger Meece, en séjour au Nord-Kivu, depuis le mercredi 16 janvier.
Le diplomate onusien s'est réjoui que la majorité des membres du Conseil de sécurité de l'Onu aient bien accueilli cette proposition du chef des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous.
Pour Roger Meece, il s'agit « d'un pas de plus dans le processus de stabilisation de la partie orientale de la RDC, en proie à une guerre civile sanglante depuis plusieurs mois ».
« C'est une capacité qui nous manque actuellement, et qui pourrait aider la Monusco, en collaboration avec les FARDC, à relever les défis de sécurité », a-t-il expliqué, ajoutant : « Je me trouve au Congo et pas à New York, mais j'ai l'impression que la proposition a été bien reçue par plusieurs membres du Conseil de sécurité. Donc, encore là, j'espère bien que les choses vont avancer rapidement ».
Le secrétaire général adjoint de l'Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a présenté une proposition au Conseil de sécurité pour utiliser des drones, des aéronefs commandés à distance, pour surveiller l'Est de la RDC en proie à des milices et des rébellions.
Le gouvernement congolais s'est dit favorable à cette proposition, contrairement au Rwanda, qui s'y est opposé. Ce pays est accusé de soutenir les rebelles du M23 qui occupent plusieurs localités de la province du Nord-Kivu, dans l'Est de la RDC.
Pour rappel, le porte-parole du département de maintien de la paix de l'ONU, Kieran Dwyer, avait déclaré à l'AFP, le 23 novembre 2012, que les Nations unies allaient examiner toute une série de mesures pour renforcer les capacités de la Monusco, afin de protéger les civils des groupes armés présents dans cette vaste zone de l'Est de la RDC.
« Utiliser des aéronefs non armés, des drones, pour surveiller les mouvements de ces groupes est un des outils que nous envisageons », avait indiqué le responsable onusien, indiquant que si une telle décision devait être prise, « nous le ferions avec prudence, en totale coopération avec le gouvernement congolais, et en choisissant les moyens de surveillance les plus efficaces pour aider à appliquer notre mandat de protection des civils ».
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