Le Potentiel (Kinshasa)

19 Janvier 2013

Congo-Kinshasa: Nord-Kivu - Roger Meece étudie à Goma les modalités de la force internationale neutre

Photo: Radio Okapi
Délégués du M23 à Kampala lors des négociations avec le gouvernement congolais (Décembre 2012)

Le chef de la Monusco, Roger Meece et les différents partenaires de la RDC examinent à Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu, les modalités pratiques du déploiement de la Force internationale neutre entre le Rwanda et la République démocratique du Congo.

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, Roger Meece séjourne, depuis le jeudi 17 janvier à Goma, dans la province du Nord-Kivu, pour passer en peigne fin avec les partenaires sur le terrain, les modalités pratiques du déploiement de la future Force internationale neutre entre le Rwanda et le Congo-Kinshasa. « Il y a des propositions sur la table, mais il reste encore quelques questions à résoudre», a confié Roger Meece à Radio Okapi, sans donner plus de détails.

Il a laissé entendre que la Monusco et le Conseil de sécurité des Nations unies estiment qu'il est important de résoudre le plus rapidement possible cette question.

A son arrivée, le chef de la Monusco a eu , selon la radio onusienne, un entretien avec le vice-gouverneur du Nord-Kivu sur la situation sécuritaire et humanitaire dans cette partie du pays en proie à la rébellion du M23.

Dimanche 13 janvier, le général Babacar Gaye avait, dans une interview accordée à Radio Okapi, affirmé que la force internationale neutre qui doit être déployée à la frontière entre la RDC et le Rwanda sera intégrée au sein de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

Selon le général Gaye, de retour d'Addis-Abeba, où il avait participé à la réunion de ministres et chefs d'État-major des pays des Grands lacs consacrée au déploiement de cette force, cette intégration permettra notamment de répondre à la question de son financement

« Ce que les Nations Unies apportent c'est une solution à trois problèmes. Tout d'abord une solution au problème de financement de cette force puisqu'elle fera partie intégrante de la Monusco. Nous apportons également une solution aux problèmes récurrents des violences dans l'Est de la RDC », avait expliqué l'officier onusien.

CONSTITUTION ET MANDAT DE LA FORCE NEUTRE

La Force internationale neutre constituera une nouvelle brigade de la Monusco, qui en compte déjà trois (au Nord-Kivu, Sud-Kivu et en Province Orientale). « Ce sera une brigade commandée par un général sous les ordres du commandant de la Force des Nations Unies en RDC », avait-il précisé. La nouvelle brigade se verra confiée des « tâches spécifiques et non équivoques en vue de stabiliser durablement la région avait-il ajouté.

A en croire le Commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine, Ramtane Lamamra, qui a également pris part à la réunion d'Addis-Abeba, il est prévu une nouvelle résolution des Nations unies qui accorderait à la force internationale «un mandat renforcé, robuste».

« Un mandat d'imposition de la paix et non pas de maintien de la paix, signifiant qu'il y aura un certain nombre d'objectifs exprimés très clairement et que dans la mesure où lesdites tâches ne peuvent pas être accomplies pacifiquement, il sera fait recours à la violence légitime », avait-il confié à RFI.

Interrogé au sujet de la constitution de cette force internationale, le général Babacar Gaye a affirmé à Radio Okapi que l'ONU va demander aux pays de la sous-région de fournir des troupes.

« Les organisations régionales avaient insisté sur l'indépendance, l'autonomie de la force internationale neutre. Nous ne sommes plus dans ce schéma. Nous sommes dans le schéma où les Nations Unies approcheront les pays de la sous-région pour leur accorder l'offre de venir constituer une brigade au sein de la Monusco », avait expliqué l'officier onusien.

Pour lutter contre les groupes armés actifs dans l'est de la RDC, les pays des Grands lacs ont décidé, en juillet 2012, du déploiement d'une force internationale neutre à la frontière entre la RDC et le Rwanda afin de combattre les rébellions du M23 et des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) notamment.

La RDC accuse son voisin rwandais de soutenir la rébellion du M23 qui sévit dans la province du Nord-Kivu depuis le mois de mai 2012.

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