Midi Madagasikara (Antananarivo)

26 Janvier 2013

Afrique Australe: SADC - Les militaires à amnistier !

Les forces de sécurité bénéficieront également de l'amnistie générale recommandée par la SADC.

Outre l'ancien président Marc Ravalomanana et le président de la Transition Andry Rajoelina, la SADC demande également une amnistie générale en faveur des forces de sécurité.

Les militaires jetés en prison par la HAT depuis 2009 et qui font déjà l'objet des condamnations judiciaires figurent au premier plan de ces forces de sécurité.

A la prison d'Antanimora, il y a le général Noël Rakotonandrasana et les autres officiers qui ont été condamnés suite à l'affaire de coup d'Etat avorté de la BANI. A Tsiafahy, il y a le général Jean Raoelina et les autres officiers dont le Lt-col Coutiti Assolant.

Et à La Réunion, il y a le lieutenant-colonel Charles Andrianasoavina qui y suit un traitement médical après l'empoisonnement dont il a été victime dans la prison de Tsiafahy. Il y a aussi d'autres qui sont déjà sortis de prison, mais ils ont besoin d'être amnistiés pour être « clean ».

« Génocide ». Ces officiers anti-HAT ne devraient pas être les seuls bénéficiaires de l'amnistie générale recommandée par la SADC s'il faut un véritable apaisement politique avant, pendant et surtout après les élections.

En effet, à l'instar d'Andry Rajoelina qui n'est pas encore condamné et qui n'a encore fait l'objet d'aucune poursuite judiciaire, les chefs militaires de la HAT qui ont participé au coup d'Etat de 2009 et ceux qui gravitent en ce moment autour de lui au sommet du régime, notamment ceux qui sont considérés comme ayant commis des actes répréhensibles vis-à-vis de la loi, ont également besoin de l'amnistie.

A commencer par le général Ndriarijaona André (Cemgam) qui était parmi les meneurs des mutins du Capsat en 2009. Il y a également le directeur de la FIS le lieutenant-colonel Lylison qui vient de diriger une opération anti- dahalo meurtrière dans le Sud. L'Amnesty International a qualifié cette opération de « génocide ».

Manquements à l'éthique militaire. Certains généraux qui pourraient être poursuivis pour non-respect de la discipline militaire devraient également bénéficier de l'amnistie.

Ces hauts gradés nommés aux postes de haute responsabilité se sont permis de faire des déclarations politiques. Chose interdite par l'éthique militaire. Dans cette catégorie figure le président du CMDN, le général Ranto Rabarisoa.

Il y a aussi l'actuel ministre des Forces Armées, le général Lucien Rakotoarimasy. Sans oublier l'illustre général de Division Richard Ravalomanana qui est actuellement aux commandes de la Gendarmerie nationale après avoir commis des actes de répression à l'endroit des membres de l'opposition quand il était encore à la tête de l'Emmo-Reg.

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