26 Janvier 2013

Mali: L'armée française annonce la «saisie» de l'aéroport de Gao

Photo: Ministère de la Défense Française
Opération Serval le 11 janvier 2013

Dans un communiqué et un point de situation diffusés ce samedi 26 janvier à la mi-journée, le ministère français de la Défense a annoncé que deux objectifs stratégiques pour le contrôle de Gao avaient été « saisis » par les soldats français et maliens. Les combats se poursuivaient, selon l'entourage du ministre, à la mi-journée. Des renforts sont en voie d'acheminement.

Le ministère de la Défense français, dans un point de situation publié à la mi-journée ce samedi 26 janvier, a affirmé que la zone de l'aéroport de Gao et le pont Wabary, sur le Niger à l'entrée sud de la ville, avaient été saisis dans la nuit.

« Plusieurs éléments terroristes qui avaient pris à partie nos forces ont été détruits au cours de cette opération », ajoutait le texte.

Un porte-parole de l'état-major a indiqué dans l'après-midi que des « éléments terroristes » menaient « sporadiquement » des « opérations de harcèlement » dans la zone : « Il n'y a pas de combat à proprement parler, a précisé ce porte-parole, mais sporadiquement, des opérations de harcèlement avec des éléments terroristes qui ouvrent le feu sur nos positions après s'être abrités dans des zones urbaines ».

Selon nos informations, c'est au niveau du pont que les islamistes effectuent ces opérations de harcèlement, la prise de l'aéroport s'étant faite elle-même sans résistance.

Renforts attendus à Gao

L'aéroport de Gao doit justement être utilisé pour l'acheminement de renforts. Selon le correspondant de RFI dans la capitale nigérienne, des soldats nigériens basés à Ouallam ont pris la direction de l'aéroport de Niamey, où un avion les attendait et devait les emmener à Gao, en principe dès l'après-midi de ce samedi.

D'après d'autres sources, une partie également des troupes du colonel-major malien el-Hadji Gamou, positionnées au Niger, devaient elles aussi décoller sous peu pour Gao.

Des renforts ont également été envoyés par la route. Des sources sécuritaires nigériennes annoncent que des troupes tchadiennes et nigériennes ont quitté le camp de Ouallam, au nord de Niamey, et se dirigent vers la frontière malienne située à une centaine de kilomètres plus au Nord.

Le point de situation du ministère français ajoute que 350 militaires maliens et une unité du 21e régiment d'infanterie de marine (RIMa) devaient également rejoindre Gao par voie terrestre.

« Importante phase de frappes aériennes »

Selon le ministère français de la Défense, une « reconnaissance offensive de nuit » a par ailleurs été menée de Diabali vers Léré, où « plusieurs éléments terroristes étaient encore signalés ces derniers jours ».

Le ministère indique que ces opérations ont été précédées « par une importante phase de frappes aériennes sur des objectifs autour de Gao et Tombouctou. Près d'une trentaine de bombes ont été larguées par les chasseurs sur des cibles terroristes au cours des deux nuits précédentes. »

Certaines sources indiquent que la plus grande partie des combattants islamistes ont évacué la ville même, pour échapper aux frappes aériennes françaises. « Depuis les bombardements, c'est calme à Gao. On ne voit plus les islamistes dans la circulation », a déclaré ce samedi matin à RFI un contact sur place.

Gao est l'une des grandes villes du Nord. C'est aussi un bastion des islamistes du Mujao, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest. Le groupe a annoncé ce samedi qu'il était prêt à « négocier la libération » de l'otage français qu'il détient depuis deux mois.

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