L'intervention militaire engagée contre les islamistes qui contrôlent le nord du Mali, à laquelle doivent se joindre des troupes africaines en cours de déploiement, devrait dominer le Sommet des chefs d'État de l'Union africaine (UA), dimanche et lundi à Addis Abeba, en Éthiopie. Lors de cette rencontre, la hausse des effectifs de la Misma, la mission internationale au Mali, devrait être confirmée.
Est-ce en raison de la situation au Mali ? De nombreux chefs d'État sont attendus ce matin au sommet de l'union africaine. Et la reprise de Gao aux islamistes tombe bien. La victoire aidant, de plus en plus de pays veulent participer à l'opération de reconquête du nord-Mali.
Aux dernières nouvelles, ce ne sont plus 6000 hommes mais 8000 hommes qui pourraient constituer la force de la mission Misma. 8000 soldats venant du Tchad et de dix pays d'Afrique de l'ouest, le Burundi et d'autres pays africains pourraient s'ajouter sur la liste.
Pour le financement qui est évalué à quelque 700 millions de dollars, les donateurs commencent aussi à se manifester. De bonne source, le Japon aurait d'ores et déjà promis 100 millions de dollars, l'Allemagne pourrait faire un effort important, et ont parle même d'une aide financière de l'Arabie Saoudite et des Émirats Arabes Unis.
Si c'est le cas, l'Égypte, qui est le seul membre de L'union africaine à avoir dénoncé l'intervention française au Mali, va se retrouver dans une position très inconfortable.
Même l'idée très audacieuse de débloquer des fonds sur les Casques Bleus de l'ONU semblent accepter par de plus en plus de monde. Le Mali est un dossier qui fédère, confie un diplomate des nations Unies.

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