Le Potentiel (Kinshasa)

Mali: Le Mali domine le débat au sommet de l'UA

Les chefs d'Etat et de gouvernement et les représentants des 54 pays de l'Union africaine (UA) ont entamé hier dimanche 27 janvier à Addis-Abeba, leur 20e sommet dominé par les conflits du continent , avec un accent particulier sur le Mali.

Cependant, en lieu et place des discussions de routine sur les questions de paix, ce sommet de la capitale éthiopienne devra offrir l'occasion aux dirigeants africains de prendre des mesures idoines susceptibles de donner une nouvelle impulsion aux économies africaines de manière à mieux affronter les effets de la mondialisation.

Les chefs d'Etat et de gouvernement ainsi que les représentants des 54 pays de l'Union africaine (UA) ont entamé hier dimanche 27 janvier leur 20e sommet à Addis-Abeba, qui promet d'être dominé par l'intervention militaire française engagée contre les islamistes dans le Nord du Mali et à laquelle doivent se joindre des troupes africaines.

Le président sortant de l'Union africaine, Thomas Boni Yayi, a, selon l'AFP, «salué» l'intervention française, regrettant que l'UA n'ait pas réagi plus tôt pour «défendre» l'un de ses membres.

«Je tiens à saluer la France qui, face aux délais de réaction extrêmement longs de l'Union africaine et de la communauté internationale, a pris les devants et fait ce que nous aurions dû faire depuis longtemps pour défendre un pays membre,» a déclaré le président béninois dans son dernier discours en tant que président de l'organisation panafricaine, à Addis-Abeba. M. Boni Yayi a encore fait part de sa «profonde reconnaissance» au président français, François Hollande, pour sa «décision salutaire» d'envoyer l'armée française au Mali.

MONDIALISATION

La situation au Mali, fera encore l'objet d'une conférence de donateurs internationaux mercredi dans la capitale éthiopienne.

FORCE AFRICAINE

Le CPS a alors décidé d'augmenter les effectifs de la force africaine au Mali et a pressé le Conseil de sécurité de l'ONU de fournir une aide logistique «temporaire» d'urgence pour accélérer son déploiement.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé en décembre le déploiement de la Force internationale de soutien au Mali (Misma), chargée d'aider la faible armée malienne à reconquérir la moitié nord du pays, sous contrôle de groupes islamistes depuis avril 2012. Outre le Mali, la Centrafrique et la RDC seront au menu des discussions.

Par ailleurs, les dirigeants africains devront , lors de ces assises de la capitale éthiopienne pour prendre des mesures idoines susceptibles de donner des moyens humains et financiers à la force africaine en attente de manière à ce que la sécurité et la stabilité du continent soient assurées par les Africains.

En plus, il serait intéressant, de sensibiliser les dirigeants africains sur l'urgence qu'il y a de cesser avec des guerres interminables au moment où les nations modernes s'activent et s'organisent pour relever les nombreux défis relatifs aux effets de la mondialisation.

En d'autres termes, les Africains ont, pour l'instant besoin de rencontres susceptibles donner une nouvelle impulsion qui permettrait aux Etats africains de travailler durement pour augmenter la production des biens et services de manière à promouvoir davantage le développement socioéconomique et mieux participer à cette mondialisation qui s'impose à toute la planète.

C'est à ces conditions que les pays africains pourront se classer en ordre utile dans la nouvelle stratification de la société internationale en pleine mutation.

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