La Présidence de la Transition donne des explications sur l'absence de décision de l'Union africaine sur le dossier Madagascar, du moins jusqu'à hier soir. « Le document du Conseil de paix et de sécurité (CPS) n'est qu'un rapport pour les débats et n'est nullement une décision. Il avait formulé des recommandations, et nous sommes encore dans l'attente de la décision du Sommet de l'Union africaine », a précisé Annick Rajaona, directrice des Relations internationales à la Présidence, hier soir.
Annick Rajaona, qui affirme être rentrée d'un déplacement à Addis-Abeba pour défendre le dossier malgache, réagit au rapport du CPS du 28 janvier sur le cas de Madagascar publié à la presse. Celui-ci évoque, entre autres, la non-application ou l'application partielle de la Feuille de route, le caractère consensuel et inclusif de la Transition, les mesures d'apaisement dont le retour de Marc Ravalomanana, de l'application de la Feuille.
La directrice des Relations internationales à la Présidence évoque une autre démarche au nom du régime de Transition à Addis-Abeba. « Nous avons demandé la levée des sanctions individuelles décidées par l'Union africaine et qui pèsent sur 109 personnes de la HAT en 2009. Pour une question de parallélisme de forme, il est normal de lever ces sanctions au moment où on décide de passer à l'amnistie. Il existe des personnalités qui sont susceptibles de se présenter aux élections qui figurent dans cette liste, tout comme il y a des gens qui ont besoin de l'amnistie pour affronter les
urnes », soutient-elle, laissant entendre un travail de lobbying derrière la plaidoirie mauricienne pour la levée des sanctions.
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