Le Potentiel (Kinshasa)

30 Janvier 2013

Congo-Kinshasa: Ban Ki-Moon en faveur d'« un cadre politique et sécuritaire très vaste » au pays

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, plaide pour « un cadre politique et sécuritaire très vaste» en RDC. Il a fait ce plaidoyer au cours d'une conférence de presse animée à l'issue du 20ème Sommet de l'Union africaine (UA) organisé du 27 au 28 janvier à Addis-Abeba, en Ethiopie. Cela, après la concertation officielle des chefs d'Etat et de gouvernement du continent.

« La situation dans l'Est de la République démocratique du Congo est source de graves problèmes, pas seulement pour la RDC mais aussi pour la région des Grands Lacs », a déclaré Ban Ki-moon.

Pour le secrétaire général de l'Onu, la mise en place préconisée d'un cadre politique et sécuritaire très vaste permettra aux pays de cette région africaine de travailler de concert avec l'organisation mondiale.

Selon l'Agence Chine Nouvelle qui a livré cette information, Ban Ki-moon exprime, à travers ses propos, sa décision de différer la signature de l'accord de mise en place effective d'une Force internationale neutre décidée par les chefs d'Etat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

Cela, en collaboration avec ceux de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC). Objectif : sécuriser l'Est de la RDC qui est déstabilisé par plusieurs groupes armés dont le Mouvement rebelle du 23 Mars (M23).

« Des troupes mobilisées par la SADC attendent pourtant de se mettre en action, avec une proposition de mise à l'écart de la RDC elle-même, puis du Rwanda, du Burundi, de l'Ouganda, soupçonnés tous les trois d'être impliqués dans la crise congolaise », rappelle la source. Et de renchérir : « Mais, les Nations unies s'opposent à une force autonome qui échappe au contrôle de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) présente dans le pays avec plus de 17 000 hommes ».

La même source rapporte que Ban Ki-moon s'est contenté d'évoquer, sans les préciser, des problèmes de procédure qui retardent le déploiement de la Force. «Nous sommes en train de chercher des approches pour renforcer le mandat de la Monusco», a-t-il simplement indiqué, faisant en outre état d'une «différence de perception de la question».

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