Cameroon Tribune (Yaoundé)

31 Janvier 2013

Kenya: Qui va remplacer le président Mwai Kibaki ?

Photo: Capital FM
Uhuru Kenyatta, sera-t-il de la prochaine présidentielle kényane? La réponse est attendue de la justice de son pays, appelée à se prononcer sur ce dossier aujourd'hui, vendredi 15 février 2013.

La liste des candidats du scrutin du 4 mars 2013 rendue publique ce mercredi 30 janvier.

Huit à neuf candidats, selon les sources, doivent briguer la présidentielle du 4 mars 2013 au Kenya. La liste des candidats vient d'être validée par la Commission indépendante des élections et des frontières, selon la presse cybernétique locale et internationale. Même si le flou demeurait hier sur le nombre exact de candidats, l'on sait déjà que le Premier ministre Raila Odinga, 68 ans, en fait partie. De même, le vice- Premier ministre Uhuru Kenyatta, 52 ans, et fils de l'ancien président Jomo Kenyatta considéré comme le père de la nation, brigue le fauteuil présidentiel. Les deux hommes font office de favori, selon les sondages. Toutefois, personne des deux candidats au coude à coude ne franchit la barre des 50%, tandis que le président Mwai Kibaki est hors course, après avoir épuisé ses deux mandats.

Selon la BBC, les neuf postulants ont tous vu leur candidature validée, huit selon Xinhua. L'espoir entretenu jusqu'ici est d'éviter que se reproduise en mars le scénario de la présidentielle de 2007, marqué par des violences interethniques. Au total, la contestation consécutive à la réélection du président sortant Mwai Kibaki avait fait 1100 morts.

Les deux candidats leaders des sondages promettent une campagne apaisée. Les autorités veillent également au grain. Toute la classe politique de Nairobi sera mise sur écoute à cet effet, révèle le magazine Slate Afrique. Plus de 1.000 officiers de police ont été formés pour suivre les messages de campagne des candidats, rapporte le quotidien kényan The Star. L'objectif est de dissuader les orateurs de prêcher la haine et d'appeler à la violence contre les autres candidats et leurs partisans. Les discours enregistrés à l'aide de dictaphones devraient permettre d'isoler les voix des suspects et constituer des preuves tangibles devant la cour de justice pour entamer des poursuites, précise Slate Afrique.

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