Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Lubumbashi - Conférence sur la transparence dans le secteur minier

Pour certains, il n'y a pas péril en la demeure. Mais à bien regarder les choses de près, le secteur minier fait face à un grave problème auquel on doit vite trouver une thérapeutique de choc si l'on tient à lui donner un autre visage que celui qu'il arbore jusque-là.

La conférence de Lubumbashi sur la bonne gouvernance et la transparence dans le secteur minier a permis de dégager la quintessence du challenge qui attend le pays. Du secteur, le chef de l'Etat en a, en effet, diagnostiqué un mal profond.

Et, il n'est pas du tout exagéré de le considérer comme une pieuvre dont les tentacules, en plus qu'elles l'étreignent, lui prennent tout de sa substance au point où le développement de la RDC et de ses populations ne pourra que difficilement reconnaître un début de déploiement.

A la place du progrès, c'est la pauvreté qui a beaucoup plus droit de cité. Dans ces conditions, il est difficile que la RDC puisse sortir de l'ornière du sous-développement ou de la pauvreté.

Pas de place donc à une quelconque possibilité d'émergence. Et pourtant, qu'est-ce que le pays ne pouvait pas tirer, en termes de retombées de l'existence de la manne minière. Surtout quand on sait que la RDC recèle un énorme potentiel en la matière.

Comme on le voit, les mauvaises tendances devront être inversées. Lorsqu'on fait parler ce potentiel, rien, en tout cas, n'indique que le pays est logé à la bonne enseigne.

C'est au regard de tout cela que le chef de l'Etat a préconisé, à l'ouverture de la conférence sur la bonne gouvernance et la transparence dans le secteur minier, la lutte contre la fraude et la corruption.

Il est tout à fait normal et bien indiqué que le président de la République ait estimé que cette lutte « permettra de combattre le paradoxe existant entre les immenses richesses du pays et la pauvreté de la population ». Ce paradoxe n'a vraiment pas de raison de continuer à nous coller comme un boulet.

Dans tous les cas, la population congolaise ne mérite pas un tel sort ; elle dont le sol et le sous-sol ont la chance d'avoir été gâtés par la nature.

On comprend donc pourquoi le chef de l'Etat a appelé les entreprises minières à tenir compte de leur responsabilité sociale vis-à-vis de la population.

On comprend donc pourquoi il n'a pas fait dans les détails pour fustiger l'écart constaté entre « les énormes potentialités minières dont regorge le pays et les activités minières intenses, d'une part, et, de l'autre, la modicité des bénéfices que l'Etat congolais en tire et les mauvaises conditions de vie des populations ».

Dans l'espoir que le message du chef de l'Etat a été bien perçu de part et d'autre, l'on ne peut que s'attendre à des lendemains qui chantent, pour une population qui en a, de toute façon, droit.

« Nous devons, a-t-il assuré, améliorer notre part dans ce secteur vital de l'économie nationale. C'est la condition pour que ce secteur reconnu comme porteur de croissance devienne le vecteur du développement ».

Il est vrai que des recommandations « capitales » vont devoir être formulées en vue d'améliorer la gestion du secteur, mais il ne faudra surtout pas que l'on s'arrête au niveau de simples déclarations d'intention.

Ads by Google

Copyright © 2013 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 2,000 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 200 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.